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  UNION , EGALITE, PROGRES



" Si tu ne sais pas quoi faire de tes mains, transforme-les en caresses "
Jacques Salomé

 

LA TOUR SAINT-JACQUES:



Située dans un square, dans le 4è arrondissement, elle est l'unique vestige de l'église St-Jacques-de-la-Boucherie qui doit son nom au fait qu'elle était située sur le chemin que menait à Compostelle via Tours et qu'elle était l'église de la confrérie des bouchers, puissante corporation médiévale aussi riche que méprisée à cause de maniement du sang et qui fronda contre le pouvoir royal pendant  la guerre de Cent-Ans.
Détruite en 1797, il n'en reste que cette tour, construite entre 1509 et 1523, dans le style gothique flamboyant et qui était le clocher de l'église.
Les statues qui l'ornent sont soit du XVIè, soit du XIXè et XXè siècles, rajoutées par des artistes surtout soucieux de renforcer le caractère médiéval de la tour.




LA FONTAINE AU PALMIER:



Située sur la Place du Châtelet, à la limite entre le 1er et le 4è arrondissements, appelée aussi fontaine du Châtelet ou fontaine de la Victoire, elle a été construite entre 1806 et 1808 pour commémorer les vistoires de Bonaparte en Egypte et en Italie à la Place du Grand Châtelet et sa réalisation confiée à l'ingénieur en chef du service des eaux de la ville de Paris, François-Jean Bralle.
Déplacée lors des travaux du baron Haussman qui permirent la construction du théâtre du Châtelet et du théâtre de la Ville, de part et d'autre de la place.


Ornée de feuilles de palmiers, censées rappeler l'Egypte, elle est surmontée d'une Victoire et le fût est entouré par quatre figures allégoriques symbolisant la Prudence, la Tempérance, la Justice et la Force.


A noter que le socle de la fontaine date, lui, de 1858; ses lions ont été dessinés par Gabriel Davioud (l'un des architectes du palais du Trocadéro, aujourd'hui détruit et de la fontaine st-Michel).



LA CONCIERGERIE:


Située dans le 1er arrondissement, elle est le principal reste de l'ancien palais royal de la Cité, reconstruit sous Philippe le bel (1285/1314) et abandonné par Charles V (1380/1422) qui en fit une prison en 1392.
La Tour de l'Horloge doit son nom au fait qu'elle a été construite sous Jean II le bon, père de Charles V, pour y abriter la première horloge publique de France en 1371.
A noter que l'actuelle horloge, dûe à Germain Pilon, a été réalisée sous Henri III dont elle célèbre le règne.



L'HÔTEL DE VILLE DE PARIS:


On ne le présente plus, tellement il est célèbre et fut, tout au long du XIXè siècle, un lieu d'influence par excellence car tout pouvoir nouveau se devait de s'y montrer pour se faire légitimer par le peuple.
 Bâtiment construit aux XVI et XVIIè siècle dans le style Renaissance, étendu au XIXè; réduit en cendres en 1871 lors de la Commune de Paris, avec les archives qu'il contenait, il fut reconstruit dans l'esprit du bâtiment initial entre 1878 et 1882 (architectes: Théodore Ballu et Edouard Deperthes, né dans les Ardennes, membre de l'Académie Nationale de Reims, y décédé et enterré au cimetière Montparnasse).
Le monument est orné de statues représentants des personnalités artistiques, politiques ... liées à la ville de Paris.
Ce que nous appelons aujourd'hui la Place de l'Hôtel de ville est, tout simplement l'ancienne Place de Grève où l'on exécutait un certain nombre de criminels sous l'Ancien Régime.

publié dans : Lieux parisiens et rémois
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     Il sera dit que, chaque fois que je prends le TGV, il me serait impossible d'arriver à l'heure à Paris, puisque c'est à 10h45 seulement, après avoir promptement pris le métro, que je me retrouvai rue de Rivoli, tout cela à cause d'un accident de personne, comme dit pudiquement la SNCF, à la gare de Pantin; moyennant quoi, le tgv a réussi ce tour de force d'être plus lent que les anciens corails, alors que j'eusse dû débarquer en Gare de l'Est à 9h00.

     Mon programme de la matinée ( voir la Tour St-Jacques que l'on disait finie de rénover dans les médias - les palissades en bas n'ont pas disparu -, la Place des Vosges, le musée Victor Hugo et un tour à la librairie les Mots à la bouche) s'est résumé à photographier la Conciergerie, la Tour St-Jacques et  la colonne Châtelet avant de gagner l'Hôtel-de-Ville pour prendre la ligne 1, puis la 9, direction l'endroit où j'avais RDV pour mon midi/deux avec deux blogueurs Chrisbi et Tto, ce dernier, comme il se doit, en costume-cravatte (bleu uni la cravatte).

     Pause prendiale effectuée dans une crêperie (chantilly, pêche, glace à la vanille et confiture pour moi -cela s'appelle une crêpe Melba-) à observer la complicité de mes deux comparses qui se connaissent déjà et avec lesquels nous parlons de choses et d'autres; rien de bien important, conversation superficielle et légère qui font les premiers contacts en réel, comme souvent. Il faut dire que nous n'avions guère le temps d'approfondir et que je ne suis pas du genre à jouer les inspecteurs de police bombardant les gens de question.
Deux blogueurs sympas et plein de charme, chacun dans son style et que j'aurais plaisir à recroiser.

     Après cette pause et un retour en métro à l'Hôtel-de-Ville, j'en profite pour flâner un peu avec de traverser le Marais pour rejoindre Capitaine-Nemo dans un café à Beaubourg.
Nemo a, de toute évidence, un ticket avec les créatures à plumes. Ainsi, il n'eut nul besoin de vieux pain sur son balcon, ni de prêcher  aux oiseaux, comme St-François, pour attirer à lui la céleste fiente qui tomba de l'auguste verdure qui nous servait de parasol et vint décorer son tee-shirt.
Ce ne fut, en vérité, qu'un incident mineur au regard de la lenteur du service dans ce café; si vous avez soif, ne soyez pas, mais alors, pas du tout pressé: ici, on n'étanche pas votre soif à la minute (voulait-on nous faire philosopher sur la nature du temps; nous n'en jurerions pas).

     Néanmoins, nous entamons une conversation sur des sujets divers, malgré ma timidité connue, parlant aussi bien boulot que gouvernement, PS, un peu d'international, élections présidentielles EU, Sarko, de quelques blogueurs aussi (j'attends d'ailleurs l'avis de Notre Capitaine sur le Vent se lève que j'ai vu récemment dès qu'il l'aura vu) avant de terminer par un tourisme exprès devantures de bars du Marais; quand soudain, Jack27 nous téléphona.

    On termina donc la journée (il ne me restait plus qu'une heure avant de reprendre mon train) en sa compagnie, le temps d'apprendre que Barchou (Barchou de Penhoën pour les non-initiés, baron de son état) est une passion de 20 ans pour notre ami Jack, pendant que, passablement inquiet (et même plus), je voyais avec de moins en moins de sérénité l'heure tourner (il faut dire, pour comprendre que mon sens de l'orientation est archi-nul  et mes repères spacio-temporels perdus à Paris - elle est où cette fichue bouche de métro? -).
C'est donc un peu à la va-vite (pour un peu j'oubliai de leur dire au-revoir - un comble !-) que je quittai nos deux amis devant l'entrée du métro (faut vraiment savoir pour elle se trouve, celle-ci!), le restant n'étant plus qu'un affaire de flèches à suivre.

     Petit sms tout de même pour les rassurer sur mon arrivée gare de l'Est et retour sans incident, et à l'heure, à Reims où, arrivant à 19h13, il me fallut attendre 19h35 pour avoir un bus (vive la province et la rapidité de ses transports; et après on s'étonne que les gens continuent à utiliser leurs voitures).

PS: photo des monuments à venir dans un prochain article.

publié dans : Le Grand Tout (et le n'importe quoi aussi)
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Comme nos journalistes ne semblent décidément pas très compétents en matière d'histoire et comme, en plus, ils n'invitent jamais d'historiens sérieux sur leurs plateaux pour rétablir la vérité historique, je vais donc, ce soir, revenir sur un point de la réforme des institutions votée hier: la prise de parole du Président devant l'Assemblée:

comment la France en était-elle venue à supprimer ce droit au Président de la République de venir s'exprimer directement devant la représentation nationale ?

En fait, ce sont les monarchistes, majoritaires à l'Assemblée Nationale en 1873, qui décident de réduire fortement le droit du président Adolphe Thiers, rallié à la République, de s'exprimer devant l'Assemblée (loi du 13 mars 1873) afin de réduire son influence sur la chambre.
  
Les interventions orales du président sont ainsi codifiées selon une procédure que Thiers qualifiera de «"cérémonial chinois" :
 
- Ses interventions étaient plus rares en raison de formalités préliminaires : il ne peut intervenir que dans les débats de politique extérieure ; en matière de politique intérieure, le Chef de l'État ne peut qu'exceptionnellement intervenir ; mais il faut pour cela que par une délibération spéciale communiquée par le vice-président du Conseil des ministres à l'Assemblée avant l'ouverture de la discussion, le Conseil des ministres déclare que les questions soulevées se rattachent à la politique générale du gouvernement et engagent ainsi la responsabilité du Président de la République. Ce dernier peut alors prendre la parole, mais à la condition d'observer les formes mises à son intervention dans la discussion des lois : le Président ne peut intervenir dans la discussion d'une loi qu'après avoir, dans un message, informé l'Assemblée de son intention ; la discussion est interrompue par l'arrivée du message et le Président ne peut, en principe, être entendu que le lendemain.  
 
- Ses interventions étaient moins efficaces en raison de la disposition prescrivant qu'aussitôt après le discours du Président, la séance était levée et que la discussion ne pouvait être reprise qu'à une séance ultérieure. Thiers n'avait droit qu'au monologue.  
 
C'est finalement l'article 6 de la loi constitutionnelle du 16 juillet 1875 (une des lois qui fondent la IIIè République) qui fixe la règle qui était encore la nôtre jusqu'à présent:  
 
"Article 6.  
Le président de la République communique avec les chambres par des messages qui sont lus à la tribune par un ministre".

La réforme qui a été votée rend au Président des pouvoirs dont il ne jouissait plus depuis 1873 et surtout depuis 1875 :

" L’article 18 de la Constitution est ainsi modifié :
1° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Il peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès. Sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote. »".

Pour le meilleur ou pour le pire? seul l'avenir le dira, tant il est vrai que comptent moins les textes que l'usage que l'on en fait; c'est encore plus vrai des textes constitutionnels.

publié dans : Quelques articles historiques
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Dans sa biographie consacrée à Mitterrand, Jean Lacouture revient sur l'affaire des fuites qui impliqua le préfet de police de l'époque, Jean Baylot, ami des caciques du régime et protégé par les Francs-maçons, ainsi que certains milieux gaullistes où s'abritèrent certains anciens collabos qui y cherchèrent une nouvelle virginité, comme le commissaire Dides, chargé, sous l'Occupation nazie, de surveiller le PC et qui finira député poujadiste.

En effet, à peine nommé ministre de l'intérieur dans le gouvernement Mendès-France, Mitterrand entreprend de vouloir faire remplacer ce préfet de police que l'auteur compare à Edgar Hoover, le patron du FBI, pour les méthodes.
Baylot et sa clique contre-attaquent, accusant Mitterrand d'être responsable des fuites entre le Comité de la Défense Nationale et le PCF à partir de documents faisifiés et fabriqués dans les officines du préfet.
Bien que tous sachent qu'il s'agit d'une manipulation (le secrétaire d'Etat américain, Foster Dulles qui a mis la CIA sur l'affaire le confirme à Mendès), l'affaire prend un tour politique à l'Assemblée où le député Raymond Dronne, ancien de la division Leclerc et membre du RPF (l'UMP de l'époque), tient des propos que l'on ne peut qualifier que d'hallucinants:

" La fonction publique est gangrenée par la confrérie des homosexuels. Vous ne devez pas oublier, Monsieur le Ministre de l'intérieur, que ces sortes de personnages ont des défauts qui les rendent particuliérement vulnérables dans les postes où vous les avez maintenus ou confirmés" (Lacouture précise en note qu'une personne dont il se refuse, pour ne pas entrer dans ce jeu obscène, à révéler le nom, est en fait visée et était sur toutes les lèvres à l'époque).

Son collègue Jean Legendre, apparenté RPF, accusera ces fuites d'être responsables de notre défaite en Indochine; rien que ça !

Cela n'empêcha pas le préfet concerné d'être révoqué en juillet 1954.
Cet homme, pourtant responsable de la répression violente d'une manifestation d'Algériens, le 14 juillet 1953, où sept manifestants sont tués, n'en continuera pas moins sa carrière chez les Maçons: membre du Grand conseil de l'Ordre du Grand Orient de France, il devient en 1958 un dignitaire de la Grande Loge nationale française, où il est Grand maître provincial d'Aquitaine et fut, de 1958 à 1962, député CNI (le parti de Pinay) et actuel parti d'un certain ... Vanneste.

publié dans : Homosexualité (actu, people, coups de gueule ...)
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Plus fort que Nostradamus, voici un quatrain de notre grand astrologue maison, Nostradamoi :


Quand le vieux Jules aura reparu en son mois,
Et que 9 et 2 s'accoupleront en leur sens véritable par bonheur
On verra Grande Dame en Acier, pleine d'effroi,
Regarder apparaître en sa ville de ce post l'esprit frappeur.

publié dans : Le Grand Tout (et le n'importe quoi aussi)
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On ne sait jamais...

Quelques liens

- Vous avez des ancêtres marnais : ici

- Vous cherchez un soldat mort en 14/18: ici

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