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  UNION , EGALITE, PROGRES



" Si tu ne sais pas quoi faire de tes mains, transforme-les en caresses "
Jacques Salomé

 

Sous nos applaudissements, sur ce plateau virtuel, nous accueillons la ravissante Sheila qui nous revient avec un air de circonstance en ces jours d'été ensoleillés :

(Alors là, si vous êtes du genre à vous mettre une mélodie facile en tête; en plus, perso, j'adore la choré)

publié dans : Le coin des variétés
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Le peintre américain dont il va être question, est, cette fois-ci, bien connu des Français qui s'intéressent à l'impressionnisme, puisqu'il s'agit de Mary Cassatt, née en Pennsylvanie, près de Pittsburg en 1844 et décédée près de Paris, au château de Beaufresne, en 1926.



Issue d'une famille aisée, elle parcourt l'Europe avec sa famille en 1851/1855, découvrant la peinture de Corot avant de s'inscrire aux Beaux-Arts de Philadelphie en 1860 dont elle sort diplômée en 1865.

Elle se fixe définitivement en Europe à partir de 1874, s'installant à Paris, tout en visitant l'Italie et l'Espagne, notamment. Son amitié avec les principaux peintres impressionnistes et notamment Pissaro et Degas se renforce et elle devient l'une des principales représentantes du mouvement.


- femme au collier de perles (1879):



Outre ses célèbres portraits de femmes qui deviennent actrices à part entière de la toile (une nouveauté en peinture dont l'homme est exclu pour mieux signaler le rôle nouveau des femmes dans la société et leur désir d'émancipation), elle s'attache aussi beaucoup à représenter des scènes de la vie domestique et notamment le couple mère/enfant et l'intimité qui s'en dégage, où, là aussi, l'homme est absent comme il l'était à l'époque dans l'éducation des enfants avant l'âge de raison.


On notera, autre aspect "révolutionnaire", que ce sont les mères et non les bonnes qui s'occupent des enfants; un dessin de 1890 montre même une femme donner son sein à son enfant.


On peut d'ailleurs supposer que, pour elle, la maternité est une des essences de la femme moderne, tout autant qu'une blessure personnelle pour elle qui ne fut jamais mariée et n'eut jamais d'enfants.

 Certes, cette peinture peut paraître bien conventionnelle et bien mièvre aujourd'hui.
C'est oublier que cette femme fut aussi, on le sait peu, une ardente féministe qui participa au combat pour le droit de vote des femmes. De quoi relire ses tableaux à l'aune de cette "modernité" de l'époque, même si cette définition de la femme moderne nous paraît bien vieillote aujourd'hui.

Cependant, si elle est connue pour sa participation au courant impressionniste, sa peinture évolua à partir de 1880, après la découverte de la peinture japonaise lors d'une expo à Paris. A partir de cette date, son trait s'allège tandis que certaines toiles font clairement sentir l'influence du japonisme et de Toulouse-Lautrec, comme sur ce tableau de 1890:



ou cet autre de 1895:





http://www.museumsyndicate.com/artist.php?artist=108

Atteinte par la cataracte, Mary deviendra aveugle à la fin de sa vie.
publié dans : Série peintres et photographes américains
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Dans Chien Blanc, publié en 1970, Romain Gary nous replonge dans l'année 1968 aux Etats-Unis où il vit la majeure partie du temps avec son épouse, Jean Seberg, très engagée dans la lutte pour les droits civiques des noirs et en France.

            Chien Blanc est un berger allemand recueilli par l'auteur et qui a été élevé pour chasser du noir dans les Etats du Sud. Placé dans un chenil afin d'être "rééduqué", il est confié à la responsabilité d'un noir, Keys, qui va en faire un chien chasseur de blancs, comme si au racisme blanc devait nécessairement répondre un racisme noir tout aussi dénoncé par l'auteur (" C'est tout de même triste de voir les Juifs rêver d'une Gestapo juive et les Noirs d'un Ku-Klux-Klan noir"; "Des Noirs qui trahissent leurs frères en nous rejoignant dans la haine, perdent la seule bataille qui vaille la peine d'être gagnée").

            Il dénonce aussi ceux qui, dans les deux camps, se servent de la cause anti-raciste pour des raisons intéressées, les hypocrites de tous bords, y compris certains acteurs hollywoodiens, ceux qui feignent de ne pas voir qu'ils sont complétement américanisés dans leurs réactions, comme par exemple, ces juifs américains venus d'Europe de l'Est mais qui parlent de "nous autres, esclavagistes américains", (cela vaut de la part de Gary un passage acerbe: " Vous me faites mal au ventre avec votre culpabilité. En 1963, j''étais chez mon avocat israélite à New York au moment où la télé annonçait la mort du pape Jean XXIII. Il n'y avait là que des Juifs et ils pleuraient tous comme des veaux, c'était à croire qu'on venait de crucifier leur seigneur Jésus-Christ") ou Malcolm X qui voyait dans le religion musulmane l'incarnation de l'âme africaine ("Lorsque Malcolm X écrit, à propos des Blancs: "Comment pourrais-je aimer l'homme qui a violé ma mère, tué mon père, réduit mes ancêtres en esclavage?", c'est pourtant exactement cela qu'il fait, lorsqu'il se jette dans les bras du Prophète ...", rappelant que les Arabes musulmans sont les premiers destructeurs de l'identité africaine et que les Africains étaient convertis par les musulmans par l'épée, quand ils n'étaient pas vendus comme esclaves ou eunuques aux négriers portugais, anglais ou américains); ceux qui défendent la cause noire et seraient prêts à laisser crever un mendiant blanc dans la rue sous prétexte qu'il n'est pas noir; ceux qui (freudiens et autres psys) en sont restés au mythe de l'homme naturellement bon corrompu par la société pour expliquer la violence des noirs qui se vengeraient à juste titre des humiliations subies pendant des siècles ...

            Prophétiquement (le livre a été publié en 1970), il dénonce déjà les évolutions qui sont celles de notre société actuelle: l'histoire mémorielle version repentance (" Il serait inique et indigne d'en vouloir aujourd'hui et de leur faire grief des crimes de leurs ancêtres, lesquels n'étaient pas des crimes à l'époque et la montée des communautarismes. Rien de plus aberrant que de vouloir juger les siècles passés avec les yeux d'aujourd'hui").

           Enfin sur le mai 68 français, autant il montre de la sympathie pour le mouvement de grève des ouvriers (il narre une rencontre émouvante avec une ouvrière de chez Renault qui lui demande de l'aide pour tenir alors que la CGT les lâche dans leur lutte), autant il est plus ambivalent avec le mouvement étudiant qui lui rappelle sa jeunesse des années 30 (Gary se met à tagger les murs de slogans de l'époque des années 30), s'interrogeant notamment sur le rôle des mass-media dans l'exacerbation des passions ( "Nous vivons à une époque d’extraordinaire contagion psychique. Parce qu’un type tue Martin Luther King, un « contaminé » à Berlin va immédiatement tenter de tuer un leader des étudiants allemands. Il faudrait faire une étude profonde de la traumatisation des individus par les mass media qui vivent de climats dramatiques qu’ils intensifient et exploitent, faisant naître un besoin permanent d’événements spectaculaires. (…) J’en viens même à me demander si une sorte de besoin de création ne finit pas par pousser à la violence ceux des jeunes qui n’ont pas de talent artistique ou d’autres moyens de s’exprimer" dit-il dans des propos attribués à Robert Kennedy).

publié dans : Lectures
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L'art naïf appelé aussi art primitif, est né bien avant le Douanier Rousseau; aux Etats-Unis, l'un de ses plus célèbres représentants en est Edward Hicks (Langhorne, Pennsylvannie, 1780 - Newton, Pennsylvanie, 1849).



Devenu très tôt orphelin de mère, il est élevé par une amie proche de sa mère qui l'initie au mouvement religieux des quakers.
A l'âge de 13 ans, il est placé chez des fabricants de fiacres où il apprend à peindre des décorations sur les véhicules et chez lesquels il va rester 7 ans avant se travailler pour un autre fabricant et de se marier en 1803.
Cependant, à partir de 1812, il devient un membre éminent parmi les quakers, devient ministre du culte et commence à parcourir la Pennsylvanie pour prêcher tout en peignant tableaux et objets pour la maison pour pouvoir faire vivre sa famille qui finit par compter cinq enfants.
Très critiqué par certains membres de la communauté qui l'accusent de s'être livré à une activité temporelle en contradiction avec son engagement religieux, lassé par les divisions qui se font jour au sein des différentes branches du quakerisme, il décide de devenir fermier et l'on trouve, dans son oeuvre quelques tableaux qui représentent cette période de sa vie.

- The Cornwell Farm (1848):



- The Residence of David Twining (1845/48):


Son incompétence dans ce domaine obère gravement les revenus de sa famille jusqu'à ce qu'un ami proche, John Comly, réussisse à le faire revenir à la peinture.
Hicks va alors utiliser ses toiles pour faire passer ses propres convictions personnelles en matière religieuse, insistant notamment sur la paix, la tolérance et la concorde qui doivent régner entre les hommes, que ce soit dans les quelques soixante versions qu'il réalise de son Royaume pacifié (ou apparaît toujours en arrière-plan William Penn signant le traité de fondation de la Pennsylvanie; William Penn que Hicks considère comme un modèle parce que, dès les débuts de sa colonie, il y accepta toutes les religions et entreprit d'avoir des relations pacifiques avec les Indiens, exigeant même qu'on leur paye les terres qu'on leur avait prises) ou dans sa représentation de l'Arche de Noé.
D'ailleurs, pour son Royaume pacifié, il s'inspire d'un passage de la Bible : les vers du livre d'Isaïe au chapitre 11 : « le loup habitera avec l'agneau, et le léopard s'allongera avec l'enfant, le veau et le jeune lion (...) et un petit enfant les mènera ».

- Royaume pacifié (une version de 1834):


- l'Arche de Noé (1846):


- Le traité signé par William Penn (1847) :

publié dans : Série peintres et photographes américains
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Couché à 11h; réveillé à 5h06; nuit agitée par des rêves stupides et idiots où régnait surtout une tension certaine, mais tous avec une sorte de fil directeur puisque, dans chacun d'eux, des collègues y apparaissent.

Dans le premier, l'une d'entre elles me cherche noise parce que je n'ai, soi-disant, pas mis d'argent dans les enveloppes prévues pour acheter des cadeaux de fin d'année pour ceux qui partent et ceux qui partent en retraite; ce à quoi je tente vainement de répondre en lui expliquant que ce n'est pas parce que je n'ai pas inscrit mon nom sur lesdites enveloppes que je n'ai rien mis dedans; simplement, tente-je de lui expliquer, je trouve cela offensant, mesquin et à la limite de l'espionnage d'inscrire son nom dessus et de savoir qui a donné ou n'a pas donné pour tel ou untel. Quelle n'est pas sa tête quand je lui explique que, de toute façon, le principe d'enveloppes séparées est déjà choquant en lui-même, parce qu'il établit des distinctions entre les gens et qu'une enveloppe commune serait plus judicieux! Peine perdue !

Dans le deuxième, je me retrouve à la gare à attendre un train, quand je tombe sur deux collègues qui prennent le même; on discute, je monte dans le même wagon qu'elles, qui n'est pas le mien, puis je les quitte à la recherche du mien ... que je ne trouve pas. Je parcours tout le train pour, finalement, me retrouver au wagon-resto-buvette qui se révèle être le dernier du train et être sans issue. Curieux, le fond de ce wagon ne comporte ni porte, ni fenêtre et se termine par une immense plaque de tôle rivetée noir.

Enfin, dans le troisième, toujours dans une gare, je dois prendre le train en compagnie d'une collègue; sauf que sur ordre un procureur de la République du nom de Monsieur Josse (allez savoir pourquoi ?), le train se voit intimer l'ordre de ne pas partir avant qu'i ait rendu un jugement et fait monter le condamné à bord !!!
Là, nous décidons d'aller faire un tour dans la gare, persuadés que si le train part, on nous en avertira par haut-parleur. Or, quand nous revenons sur le quai, quelle n'est pas notre surprise de voir le train partir, et ma collègue faire de grands gestes inutiles pour tenter de le faire arrêter.
Nous nous dirigeons alors vers le kiosque de l'employée de la SNCF (kiosque, qui, je ne sais pourquoi, est aux couleurs de Perrier) où nous nous engueulons avec l'employée qui refuse absolument de nous rembourser nos billets sous prétexte que le train est parti après avoir été annoncé et que nous n'avions qu'à être attentifs !!!

publié dans : Le Grand Tout (et le n'importe quoi aussi)
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On ne sait jamais...

Quelques liens

- Vous avez des ancêtres marnais : ici

- Vous cherchez un soldat mort en 14/18: ici

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