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Les vitraux modernes de la cathédrale

4 Août 2015 Publié dans #Lieux parisiens et rémois

Usure du temps, modes changeantes, conséquences des bombardements de la Grande Guerre, les vitraux et verrières de la cathédrale de Reims ont beaucoup souffert et forment aujourd'hui un ensemble disparate où l'on retrouve à la fois des vitraux médiévaux, des recompositions modernes inspirées du Moyen Age, comme les vitraux réalisés en 1859 par Nicolas Coffetier et Auguste Steinheil, la petite rose du portail central, représentant les litanies de la Vierge, réalisée par le maître-verrier Jacques Simon en 1936, les vitraux consacrés aux métiers de la vigne et réalisés par ce même Jacques Simon en 1954, ou encore des créations ex-nihilo.

C'est à ces dernières que cet article est consacré parce qu'elles tranchent avec le souci "médiévisant" des autres.

Il y eut, tout d'abord, les vitraux abstraits réalisés par Brigitte Simon, fille de Jacques Simon, en 1961, pour le vitrail au-dessus des fonts baptismaux, puis entre 1971 et 1981 pour les bras sud et nord des transepts. Inspirés des grisailles qui ornent certains vitraux de la cathédrale, ces vitraux, dont la couleur s'intègre en harmonie avec la pierre de Courville qui servit à bâtir la cathédrale, cherchent à mettre en valeur par leur coloris gris-bleu,  des éléments tels que l'eau, la terre, l'air et le feu.

(L'eau vive, Brigitte Simon, 1961)

Ensuite, on trouve, exécutés en 1974 par Marc Chagall et réalisés dans les ateliers Simon-Marq, les vitraux figuratifs de  la chapelle axiale du déambulatoire. Le projet, lancé par une souscription ouverte en 1968, confirmé par Jacques Duhamel, ministre de la culture qui, en 1971, choisit l'emplacement de leur implantation, s'inspire des couleurs des vitraux médiévaux, mais est très moderne dans son dessin. Alliant Ancien et Nouveau Testament, Chagall a représenté des scènes liées à l'histoire d'Abraham, aux prophéties annonciatrices du Messie et à la Passion du Christ.

Enfin, derniers en date, inaugurés en 2011, destinés à célébrer l'amitié franco-allemande et les 800 ans de la cathédrale dont la première pierre a été posée en 1211, les vitraux dus à Imi Knoebel, totalement abstraits, prenant place de part et d'autre des réalisations de Chagall et jouant sur les couleurs principales des autres vitraux (bleu, jaune, rouge), qui livrent un ensemble très coloré.

(Les vitraux d'Imi Knoebel)

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