Si je devais tenir un journal de ma vie et écrire ce qu'est présentement mon état d'esprit, sans
doute mes propos seraient proches de ceux-ci:
un peu absent de moi-même et refusant d'engager mon âme ou mon esprit dans quoi que ce soit, je profite du sexe plus ou moins furtif, plus ou moins merdique mais
surtout sans lendemain. Manque bien la tendresse, la complicité véritable, mais j'ai trop souffert pour vouloir autre chose que des plans sans prise de tête.
On a découché une nuit complète avec un type dont on est sans nouvelles depuis; on a aussi eu l'ocas de voir à poil un de l'ancienne équipe municipale rémoise ...prestation médiocre du
reste et j'en passe; on tripe avec des mecs en couple qui jouent sans leurs copains ...
On a profité aussi pour inscrire ce blogue dans la communauté histoire géographie pour pouvoir y poster quelques articles à l'occasion; mais je me demande si je ne vais pas déclassifier
ce blogue qui, à par son auteur, n'a pas vraiment l'allure d'un blogue gay.
Celui dont les pensées sont plus lumineuses que le soleil a encore gaffé:
"Si l'organisation des JO était un sport, je suis sûr que vous seriez d'accord avec moi pour qu'on attribue à la Chine la médaille d'or !"
Même le Dalaï-Lama qui pourtant a rencontré Bush, refuse de voir notre bling-bling national.
De plus, il sera bien l'un des seuls grand leaders mondiaux à participer à la cérémonie d'ouverture des JO avec Bush, tandis que Merkel, Brown, et même Berlusconi, ont décidé de la boycotter.
Enfin, on notera, que si Monsieur n'a pas daigné interrompre ses vacances pour participer à la Conférence mondiale sur le sida où nous ne sommes représentés que par un vulgaire ambassadeur, les
interrompre pour aller lécher le cul des dirigeants chinois ne lui pose aucun problème.
A lire le blogue de Tto, je cherchais le nom de cet interprète
du fameux Sketch of Love au milieu des années 80 et dont seul le prénom m'était resté en tête; et sur quoi je tombe?
Ben, sur ça !!!!! pour le plus grand plaisir des yeux:
Sortant de la relecture, toujours très instructive de la bio de Mitterrand par Jean Lacouture (je conseille fortement,
au passage), je m’attaquai, pour la première fois à la lecture intégrale d’une œuvre d’André Gide : Les caves du
Vatican, publiée en 1914.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas du tout sorti emballé de cette lecture au contenu plutôt
insipide, sans direction et à l’intérêt très relatif.
C’est comme si l’auteur avait inventé des personnages dont il ne sait que faire et sur lesquels il nous raconte des
détails qui n’ont aucune importance pour l’histoire et sur laquelle ils n’ont aucune influence ni pour dresser leur portrait.
Bref, c’est une parodie de littérature, peut-être voulue, mais qui, en tout cas, sonne faux et a terriblement vieilli,
y compris ce pseudo-complot dont le pape serait la victime et dont on se dit que ses personnages sont benêts d’y croire et Gide un imbécile pour
avoir inventé une intrique aussi médiocre et même pire que celle de Dan Brown, c’est dire.
Au final, un sujet qui aurait pu être intéressant s’il n’avait été massacré par l’auteur : la notion d’acte
gratuit, mais tellement mal mis en valeur, perdu, un peu par hasard, à la fin du roman comme si, soudain, Gide s’était souvenu qu’il devait raconter une histoire, qu’il en perd toute sa force et
que l’on a peine à y porter l’attention qu’un tel sujet aurait dû mériter. C’est dommage.
Bref, pas du tout convaincu par ce sous-Balzac et ce sous-roman policier ; Gide
que l’on a connu plus inspiré quand il parle du Congo ou de l’URSS, ne m’a pas du tout séduit et il y a fort peu de chance que je lise un jour une autre de ses œuvres.
Dans les années 50, au milieu d’une chanson française plutôt insipide, du style «
cerisiers rouges et pommiers blancs », un air nouveau vif et gai, inspiré d’airs latino-américains ou pseudo-espagnols, souffle et s’amplifie dans la deuxième partie de la décennie. Si parmi les
vedettes féminines, ce genre est illustré par les deux rivales Dalida et Gloria Lasso, chez les hommes, c’est sans conteste le fantasque et extravagant Dario
Moreno dont José Arthur disait qu’ « il était notre dernière grande hétaïre », qui s’impose dans ce style.
De son vrai nom David Arugete, il nait à Aydin, près d’Izmir, en Turquie, d’un père turc et d’une mère mexicaine, en 1921 et se fait remarquer, très
jeune, en chantant à la synagogue d’Izmir pour les Bar Mitzvah.
Devenu orphelin de père, sa mère emmène toute la famille au Mexique où il est repéré, durant la seconde guerre mondiale, par un orchestre américain. Cependant, sa carrière ne devient
véritablement internationale qu’après son séjour à Paris en 1948. Dès lors, avec plus ou moins de bonheur et de talent, il va aborder tous les styles, de la chansonnette facile, à l’opérette, en
passant par le cinéma (ainsi le retrouve-t-on, en 1961, dans Tintin et le mystère
de la Toison d’Or)
Il va ainsi s’imposer avec des titres aussi divers que Quand elle danse (1956), Si tu vas à Rio (1958), Tout l’amour (1959), Brigitte Bardot (1961), mais aussi avec l’air du Brésilien d’Offenbach
(1961) ou des reprises de classiques, comme ici, Besame Mucho :
C’est alors qu’il était embarqué dans l’aventure de L’Homme de la Mancha aux côtés de Jacques Brel qu’il meurt
le 1er décembre 1968, victime d’une hémorragie cérébrale, même si plusieurs versions de sa mort existent (dans sa chambre d’hôtel, dans un taxi, à l’aéroport).
Ayant conservé toute sa vie un attachement particulier pour son pays natal, au point de n’avoir jamais abandonné la nationalité turque, il demanda à
être enterré dans sa terre natale. Pourtant, c’est à Holon, en Israël, qu’il a été ensépulturé. Et, puisque nous sommes ici dans un monde gay, je ne voudrais pas terminer cette article sans
les Mouettes de Mykonos :
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