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que quelque part, on doit avoir du "pot" quand même.

Certains d'entre vous se souviennent, peut-être, des deux rencontres avec un ouvrier vigneron, l'an dernier, à peu près à cette époque de l'année, et des doutes qui en avaient suivis ainsi que du test HIV passé.

Heureusement qu'à part discuter de temps en temps sur msn nous ne nous sommes jamais revus, car il vient de me dire qu'il est séropo depuis janvier 1999. Un coup en passant, à la sortie d'une boîte, alors qu'il avait bu, était chaud et qu'il était attiré par une queue.

Un instant de connerie, une vie ... "gâchée"; si çà pouvait servir de leçon à tous.

Le reste, plutôt triste pour lui, même si je sens en moi un fond de colère contre ces types qui n'osent pas dire leur séropositivité et font prendre sciemment des risques à leurs partenaires.
Mais est-ce sa faute ou la nôtre? 
Est-ce que, si nous apprenons qu'un mec est séropo, on ne va pas s'en écarter d'instinct?
Notre "ostracisme" conscient ou pas, n'est-il pas une des causes du silence des types séropos quand ils couchent? 

Enfin, bref, pour une fois, je remercie doublement l'ange qui se trouvait sans doute là au bon moment qui m'a préservé d'une contamination et aussi de nouvelles rencontres où le mensonge aurait été de mise.

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St Louis de Gonzague, Pierre et Gilles, 1981
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C'est, en tout cas la question que l'on peut se poser ce soir, avec les déclarations concordantes de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur et des cultes et d'Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet à l'Elysée.

En effet, toutes deux indiquent vouloir, en procédant par décrets, sans passer par le Parlement, modifier les conditions d'application de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat dans un sens favorable aux religions et aux sectes; «Certaines modalités de la loi de 1905, qui créent des entraves à l’exercice des cultes, doivent être adaptées», proclame MAM, à laquelle fait écho Emmanuelle Mignon qui précise que "les congrégations religieuses ne seraient pas les seules concernées par ce 'toilettage'". 
Les Témoins de Jéhovah ou l'Eglise de Scientologie pourraient obtenir un statut légal comme le précise MAM qui affirme: «nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales».
En outre, la modification de la loi, leur permettrait de toucher des subventions publiques que la séparation entre associations cultuelles et culturelles qui «mérite sans doute d’être revue» ne permet pas aujourd'hui (les associations cultuelles ne peuvent pas recevoir de subventions publiques). 
Ainsi, elles bénéficieraient des subventions de l'Etat et des collectivités locales et les donateurs privés pourraient voir leurs dons partiellement défiscalisés.
Demain, les contribuables, même athées, pourraient être contraints, par delà leurs convictions, de financer non seulement les religions, mais aussi la scientologie ou les Témoins de Jéhovah.
Bref, il s'agit ni plus, ni moins que de faire de la loi de 1905 une coquille vide pour rétablir, en sous-main, le financement public des cultes et même de certaines sectes.
Notons d'ailleurs de c'est déjà partiellement le cas depuis quelques années: les communes dont certains enfants fréquentent des écoles privées sont forcées, par une disposition adoptée sous Raffarin, de financer la scolarité de ces enfants, même si leur commune possède un établissement public.

Il est clair désormais que c'est la position de combat qu'il nous faut adopter, non seulement pour défendre la laïcité, mais aussi, tout simplement le droit d'être athée.

D'autre part, il faut aussi penser que, derrière ce soutien aux Eglises et sectes, lesquelles sont souvent hostiles, voire très hostiles à l'homosexualité, que leur intrusion dans le débat public, comme le veut Sarkozy, ne peuvent, à terme, que constituer un frein, un recul, voire un moyen de combat contre le droit de vivre notre sexualité à égalité avec les autres citoyens de la République.

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(St-André, Pierre et Gilles, 1988)

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(portrait par Quentin de La Tour)

Après avoir lu la biographie consacrée à Louis XV par Michel Antoine et qui date déjà de quelques années maintenant, et en dehors du "vieux" Siècle de Louis XV de l'historien maurrassien Pierre Gaxotte, réédité et enrichi de nombreuses fois par celui-ci, force est de constater que ce roi n'a toujours pas "son" biographe (même Bluche, auteur d'une célèbre bio sur Louis XIV s'y est cassé les dents).

Qu'est-ce que le Michel Antoine sinon un pavé redondant qui se focalise surtout sur les querelles entre le roi, le gouvernement, les parlements et les cours de justice à en bailler d'ennui, négligeant ou faisant apparaître comme secondaires les autres épisodes du règne?
Cela eût gagné à être plus ramassé et surtout plus clairement exposé et, partant aussi, mieux mis en perspective et l'attitude du roi mieux explicitée.
Car là est le problème: au bout d'un moment, passé la présentation de l'enfance, de l'adolescence et des passions du roi, soudain, Louis XV devient comme absent de sa propre biographie, ce qui, vous en conviendrez, pose un problème de taille.
On peut certes, accuser les destructions révolutionnaires, ne citer que des thuriféraires du roi, mettre en avant la profonde dépression du roi à partir des années 1750, le rôle joué par la Marquise de Pompadour, contre laquelle l'auteur semble avoir une grosse dent, dans l'affaiblissement de la monarchie ..., il n'en reste pas moins que Louis XV reste spectateur de sa propre biographie, en quelque sorte, ce qui est un peu ... gênant.

Aussi ne comprend-on pas très bien pourquoi le roi tolère aussi longtemps la fronde de ses parlements avant d'agir par la "coup de majesté" de 1771 en dehors de quelques explications vaguement liées aux circonstances du moment; la diplomatie parallèle, voulue par Louis XV, le fameux "Secret du Roi", nous montre surtout beaucoup d'acteurs "jouer" sans que l'on sache quel était le rôle précis du roi au final.

Finalement, les meilleures pages sont peut-être celles du début: enfant solitaire avec la disparition soudaine de tous ses proches parents, placé sous la houlette de Madame de Ventadour, du précepteur Fleury, futur cardinal et principal ministre entre 1726 et 1743 et d'un stupide gouverneur, le maréchal de Villeroy qui pousse le mimétisme jusqu'à vouloir faire de l'enfant la copie exacte du défunt Louis XIV au point de lui donner à jamais le dégoût de la danse et des ballets, Louis XV fut un roi ultra-sensible qui fut très tôt habitué à dissimuler, à traverser la vie en solitaire, faute d'avoir eu des confidents, une femme sur qui se reposer des tracas du pouvoir ou des maîtresses qui sachent le comprendre, profondément marqué par le tragique destin de la vie, un homme profondément désabusé, connaissant ses limites, malgré les doutes permanents qui l'assaillent sur ses propres capacités, et se plaignant parfois de ne pas trouver les hommes qu'il faudrait pour le seconder, un roi timide et complexé par le son de sa voix, souvent très attaché aux gens, mais ne sachant comment le leur exprimer ...
Pasionné par les sciences (astronomie, mathématiques, géographie, médecine ...), le roi, bien qu'épistolier infatiguable, ne montra, toute sa vie, qu'un goût modéré pour tout ce qui était théâtre, opéra, littérature en général; ses véritables loisirs étant dans la chasse, les réunions dans les appartements privés où seuls quelques familiers sont conviés et la menuiserie.
Par contre, on fustigera aussi les nombreuses pages qui se perdent dans les détails de la composition des différentes maisons du roi qui n'apportent pas vraiment d'intérêt pour la compréhension du personnage de Louis XV.

Par bien des égards, Louis XV reste un mystère non encore éclairci et qu'aucun des biographes que j'ai lus à son sujet n'a réussi à percer.

On lisait, dans une autre biographie, une allusion à des aventures homosexuelles de Louis XV dans son adolescence avant qu'il ne soit vite recadré. Certes, il eût de nombreuses maîtresses, une nombreuse progéniture, mais c'est un fait intéressant à noter.

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(portrait par François-Hubert Drouais où perce la mélancolie du roi dans ses yeux à la fin de sa vie)

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Depuis la "laïcité positive" jusqu'à sa volonté d'inscrire le respect des diversités, y compris religieuses, dans la Constitution (bien au-dela de la simple neutralité traditionnelle de l'Etat), en passant par la réintroduction des religions dans l'espace publique, Nicolas Sarkozy ne fait que suivre la voie qu'il s'était tracée comme ministre de l'intérieur, tout en poursuivant une ligne ouverte par ses prédécesseurs.

En effet, Nicolas Sarkozy qui, en la matière, s'affirme comme un héritier de Napoléon Bonaparte, lequel pensait qu'on ne pouvait laisser le peuple sans religion, pour des raisons morales et sociales ( " Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole ", déclarait-il ou encore: " Un curé doit être un juge de paix naturel, le chef moral de la population", " Les prêtres dans le véritable esprit de l'Évangile doivent concourir à la tranquillité publique en prêchant les vraies missions de la charité "), n'a jamais dévié de sa ligne et tient des propos que l'empereur des Français n'eût pas reniés.

Ainsi, c'est à Sarkozy que nous devons les propos et lignes suivantes:  " La religion a contribué à créer des citoyens ", dit-il, par exemple, ou encore: " Les religions sont un facteur d’apaisement " et " Je suis convaincu que l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté" 
(Extraits de ses propos et de son livre La République, les religions, l'espérance, 2004).

Du reste, la filiation avec Bonaparte est parfois on-ne-peut-plus mimétique: ainsi, de même que Napoléon a cherché à organiser les religions en France, Sarkozy a voulu chercher à organiser la religion musulmane en créant le Conseil  français du culte musulman.

Son but, il l'a mainte fois dit, est d'acheter la paix sociale dans les banlieues en s'appuyant sur les Eglises et, il faut bien le dire, d'abord et avant tout sur la religion musulmane. Pari dangereux, à haut-risque et qui, en plus, pourrait être contre-productif.
D'une part, 15% seulement de la population immigrée venant de pays de religion musulmane se disent pratiquants; plus de la moitié des Français d'origine algérienne déclarent ne pas avoir de religion ou ne pas être pratiquants. Comment penser sérieusement que la religion puisse avoir une prise sur des populations aussi "décroyantisées" ?
D'autre part - et on le voit avec des assocs religieuses, notamment les plus radicales qui, sous couvert de faire du soutien scolaire, font bien autre chose - c'est donner le champ libre à une nouvelle forme de prosélytisme pas toujours sain.
Ainsi, par exemple, sous l'impulsion de ces groupes, la nourriture des cantines devient-elle parfois un terrain de lutte contre la république. Chaque fois qu'un groupe impose qu'il y ait de la nourriture hallal ou kasher au menu des cantines, c'est la notion d'égalité des citoyens sans distinction de religion qui est mis à mal. On stigmatise plutôt que l'on rassemble, on divise la communauté nationale en sous-communautés religieuses, on communautarise les gens , tandis que le "pauvre con" d'élève athée est le seul à ne pas avoir son mot à dire sur le menu!  
Enfin, dernier risque, et non des moindres, c'est la montée de l'anti-islamisme et de l'anticléricalisme si les religions sont trop favorisées, mises en avant, au détriment de la majorité de la population qui, derrière un vague déïsme, cache, en fait, à la fois un vieux fond anticlérical hérité des Lumières et un athéïsme qui aurait peur de se nommer, sans compter le réveil du vieux fond extrêmiste de droite qui ne manquerait pas de se rallumer contre les "Arabes".

Acheter la paix sociale avec les religions, c'est aussi, paradoxalement, la raison pour laquelle la très catho Christine Boutin a été nommée ministre en charge de la Ville, afin d'y mettre en oeuvre la vision "sociale" de l'Eglise sur ces questions (On suivra donc avec intérêt le conflit qui l'oppose à sa secrétaire d'Etat).

Cependant, et il faut le signaler, cette "dérive" du retour du religieux dans la sphère politique et sociale n'est pas le fait du seul Nicolas Sarkozy; ses prédécesseurs ont ouvert la voie, comme par exemple, lorsque, pour des raisons "politiciennes" et purement électoralistes, Chirac a accepté d'inaugurer à Douaumont un mémorial en l'honneur des soldats musulmans tombés au cours du conflit, comme si la qualité de Français devait s'effacer non pas devant un lieu d'origine, mais devant une définition religieuse de l'identité (Et pourquoi pas, demain, des monuments rendant hommage aux athées, aux bouddhistes, aux homos ... tombés au cours de ce même conflit, tant qu'à communautariser ces questions?).

Voila, en tout cas, une vision "bonapartiste" de la religion qui pointe à nouveau son nez, sans que l'on soit sûr que Sarkozy ait le talent de Napoléon pour en maîtriser les effets, avec, à la clé une inquiètante possibilité de dérive communautariste et, sans doute, une vision fausse de l'emprise de la religion sur les jeunes de banlieue.
Or, qu'aura-t-on gagné à ce que des citoyens se définissent d'abord comme musulmans, juifs, catholiques ... avant de se dire Français, tout simplement ? 
N'est-ce pas plutôt avec les armes que nous offre actuellement la laïcité qu'il faudrait combattre ce genre de dérive qui existe déjà, plutôt que de donner l'apparence de leur céder du terrain ?
 

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Il m'arrive, n'en doutons pas, d'être stupide parfois, comme par exemple, hier soir. 

Comment ai-je donc pu oublier que le chat de la maison ne dort que dans une seule et même chambre, qui n'est pas la mienne, et a horreur de se réveiller dans une pièce vide de toute présence humaine?
Et pourtant ... 

Ce qui fait que votre pauvre serviteur, un peu dans les vapes après le stressam qu'il avait avalé avant d'aller au dodo, a été tiré de son lit vers les 4 heures du matin par le charmant matou qui donna dans le registre Lara Fabian en délire quand elle est hérissée du poil et, tétue comme une mule (je parle du chat, pas de Lara - euh, oui, c'est une chatte, et on se tait dans les rangs, merci ! -), bien décidée à obtenir réparation de ce crime de lèse-chat, animée par le démon de la colère enragée et stridente, réussit à nous contraindre à finir la nuit dans un autre lit pour avoir la paix.

Résultat: deux lits à refaire au lieu d'un, ce matin, grrrrrrr !

Qui a dit que j'étais une bonne poire?

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