"Places! Places! Que l'on me rende mes titres, mes pensions, mes prébendes, ma mairie! Je suis le ci-devant maire de Bordeaux et ne saurais
attendre les élections municipales de l'année prochaine comme le commun des mortels.
Je ne puis vivre d'expédients, tout de même, et seule une villégiature exceptionnelle et dorée qui fasse rejaillir ma gloire immortelle peut convenir à mes talents distingués naguère par notre
roi Chirac Ier.
Du reste, imagine-t-on à quel état de misère extrême moi et les miens se trouveraient réduits si par mégarde on ne me rendait pas ma mairie et le pécule qui va avec?
Hé là, manant,mes chaussures sont sales! auriez-vous l'obligeance de me cirer les "pompes" avant que de vous effacer devant mon auguste personne que vous êtes à peine digne de contempler tant le
soleil irradie de moi?"
Et pendant que Juppé se croit encore à la Cour de Louis XIV, Galouzeau de Villepin endort les Français avec une prime pour l'emploi augmentée, enfin, pour ceux qui font assez d'heures pour en
bénéficier! hé oui, si vous ne faites pas assez d'heures, vous n'y avez pas droit, à cette prime et promet un chèque carburant facultatif, au bon vouloir des patrons (çà ne mange pas de pain, ce
genre de promesse) sans dire si ses fonctionnaires y auront droit, ce qui étonnerait beaucoup.
D'après la rédaction du magazine "Vois çà!", on apprend que les deux futurs probables candidats des deux grands
partis à la présidentielle ont l'intention de proposer très vite un referendum aux Français pour connaître leur opinion sur des sujets essentiels.
Du côté de Madame R., la question demanderait aux Français s'ils sont d'accord pour que leur présidente se fasse teindre en blonde;
Du côté de Monsieur S., pour ne pas être en reste, on souhaite interroger les Français sur la meilleure façon de maintenir le président en forme avec comme proposition:
1) faire de la pêche au thon au large de Marseille (façon Bush père)
2) faire du jogging tous les matins en short ridicule (façon Bill Clinton)
3) faire des exploits en vélo, histoire de faire croire qu'on marche à l'énergie naturelle (façon Landis).
En attendant, dans "Gars là", presse people homo, vous découvrirez en exclusivité les photos de retrouvailles entre Nico et Domi après leur séparation du mois de juillet.
Au bout de sept pages d'écritures sous word en police 12, voila quelques extraits de ce que j'ai commencé à écrire:
"On avait eu beau révolutionner la France, guillotiner son roi, fermer les églises et chasser les prêtres, la mort n'était pas leur esclave et ne fut pas arrêtée dans sa course pour autant."
" le deuil ne saurait arrêter les médisances et les rancoeurs, et ceux qui demandent le respect pour les morts se voient toujours opposer une bonne raison de déroger à la règle."
"il ne comprenait pas pourquoi cela devait avoir une incidence sur sa propre vie, ni pourquoi on voulait l’envoyer aux armées. Se penser la partie d’un tout était au-dessus de ses possibilités ; il avait conservé une mentalité d’Ancien Régime et de pauvre paysan attaché à son « pays », son terroir et ses coutumes ancestrales. Qu’il fut un membre d’une entité s’appelant Nation dépassait ses capacités d’abstraction et que cette nation doive être défendue par ceux qui la constituaient, encore plus.
D’ailleurs, comme beaucoup de ses semblables, la Révolution lui était quasiment tombée dessus sans qu’il n’ait rien demandé."
" Les riches laboureurs, avides de terres, achetèrent ces biens et devinrent soudainement d’ardents défenseurs d’une révolution si généreuse, mais, de cela, il ne se sentit pas concerné, les siens n’ayant pas la fortune pour y participer ; de sorte que la Révolution, à part en son tout début, leur passa par-dessus la tête, comme des vaches indifférentes qui regardent passer les charrues de foin sur les chemins en se demandant en quoi cela les concerne."
"On ne devrait jamais négliger les jalousies et les rancoeurs d’autrui ; la rumeur avait produit son corbeau, lequel, se faisant passer pour un ardant défenseur de la cause républicaine, dénonça les Rochet comme suspects en vertu de la loi du 17 septembre 1793."
"Les cris de la foule demandant la pendaison pour les traîtres l’avaient réjoui intérieurement car ils lui donnaient à bon compte le beau rôle du héros magnanime protégeant ses prisonniers contre la vindicte populaire alors même qu’il eut souhaité leur mort aussi bien qu’eux.
Mais se présenter en homme de la loi, dire que les tribunaux sauraient faire leur travail, dans son esprit, lui donnait une sorte de statut supérieur, le rehaussait, en faisait un homme de pouvoir qui savait et, pour cela, en imposait à une foule en colère, y compris en déployant ses subordonnés armés."
"Il est peu de dire que le citoyen geôlier n’aimait pas particulièrement le citoyen Leclerc et ses airs supérieurs de petit « connard » arriviste. Aussi s’exécuta-t-il de mauvaise grâce et avec le plus de lenteur possible, prétextant qu’il devait remplir les registres d’écrou pour ralentir encore l’incarcération jusqu’à faire épeler à chacun ses nom et prénom, ce qui compliqua la tâche car les femmes ne savaient ni lire, ni écrire. "
Nous croyions tous que le France était dirigée par un gouvernement UMP, donc de droite.
Erreur! Vous vous souvenez de la journée de solidarité créée par Rafarrin et maintenue par Villepin et Sarko?
Hé bien, j'ai trouvé leur source d'inspiration !!!!
"Les samedis communistes ont été instaurés et encouragés par le pouvoir soviétique dans les premiers temps de l'URSS (1919) et dans le cadre du
« communisme de guerre ». Lénine en parle dans sa brochure « La Grande Initiative » du 28 juin 1919.
Les travailleurs communistes ou sympathisants travaillaient gratuitement ces jours-là, au dehors de heures rémunérées, afin d'aider à
l'« exaltante édification du socialisme »." (source wikipedia).
Conclusion, serions-nous dirigés par les Bolcheviks? Quand je pense que pendant un temps, Sarko dénonçait le
gouvernement socialo-communiste.... Mdrrrrr!
Et avec cette proclamation de Lénine: « Sous le communisme, le travail se fera gratuitement, au profit de
la société ; il sera bénévole, sans escompter de rémunération ; ce sera un besoin naturel de l'organisme sain. Les samedis communistes en sont les premiers germes. »; on se
croiriait vraiment à l'UMP!
Comme vous l'aurez compris, j'étais bien à Paris hier en compagnie de quelqu'un très très sympa auquel j'ai
posé un problème toute la journée: "que veux-tu voir? Où veux-tu aller?" et moi qui était prêt à le suivre où il me ménerait dans cette capitale où il y a toujours à découvrir.
Mais cela m'a permis de profiter de sa petite bouille perplexe (vraiment trop marrant) quand il cherchait soit la direction, soit que faire.
Et donc, au grè de nos périgrinations parisiennes, nous avons fait un tour au musée Carnavalet, traversé quand même le Marais gay, consommé des boissons place des Vosges, mangé dans une créperie
rue St-André-des-Arts (je recommande leur crêpe sucrée avec des framboises froides et du miel chaud dessus, accompagné d'un zeste de citron: c'est délicieux), et ensuite, dans le désordre, le
Jardin des Plantes, les quais de Seine et un arrêt sur une péniche resto où nous avons consommé des glaces (pas mal du tout) et appris (là mon pôv' Blue ta réputation va en prendre un coup) que
nous étions les mecs les plus beaux et les plus chers de Paris !!!! (tous les guides des bateaux mouches l'ont dit; si c'est pas une preuve, çà!), le Palais royal et ses colonnes de Buren pas si
affreuses que çà (en plus, les enfants ont l'air d'adorer cet espace), L'Olympia, l'Opéra, et, pour terminer la Madeleine, avec un petit tour à l'intérieur avec une ambiance captivante (à défaut
de trouver le mot qui convient le mieux à ce que nous avons ressenti) créée par un fond de musique religieuse très douce.
Bon, mis à part çà, il n'y a pas que sa bouille perplexe qui fait de lui quelqu'un de très très bien: de l'humour, de la timidité mais qui n'empêche pas de parler, notamment durant la pause
manger (un peu de confidences de part et d'autre, mais pas trop, un peu de réflexion sur l'homosexualité...), peut-être un intérêt pour Fragonard de son côté, quelques plaisanteries et même,
alors que nous étions à un carrefour à attendre pour traverser, où nous nous sommes mis à fredonner des extraits du Chanteur de Mexico (et on n'a même pas fait pleuvoir!) et puis, il y a ces
gestes qu'il effectue naturellement mais auxquels je suis très sensible, comme enlever sa casquette chaque fois qu'il entre dans un lieu couvert (çà peut paraître absurde, mais, regardez autour
de vous combien le font? Pour être quelqu'un qui agit de même, çà m'est arrivé de nombreuses fois de constater que ce n'était pas le cas des personnes autour de moi) où le fait qu'il laisse
encore un pourboire (tradition parisienne, me dit-il) alors que la coutume en a été abandonnée en province où on a pris le pli sachant que c'est compris dans le prix.
Bref, je très bien heureux d'avoir passé ma journée en sa compagnie à arpenter le trottoir parisien (on n'a même pas abusé du métro pris uniquement pour rejoindre la gare, le soir) et d'avoir
découvert en chair et en os quelqu'un dont j'admire aussi le style d'écriture et l'inventivité sur son blog.
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