Texte Libre

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Ce film que je n'avais pas vu en salle étant sorti en DVD ces jours-ci, j'ai donc, tout naturellement voulu voir ce film d'Olivier Dahan qui fit un énorme succès en salle.
Je dois dire, après l'avoir visionné ce matin même, que mon avis est plus que mitigé, pour ne pas dire très négatif, en fait. Attention, je vous préviens, j'ai la dent dure dans ce qui suit.

Je vais d'ailleurs commencer cet article par quelques ras-le-bol:

- ras-le-bol de ces réalisateurs qui ne savent plus filmer que le noir, le sombre et la pénombre, à croire que la lumière leur fait peur ou qu'ils sont incompétents pour la filmer; dans ce cas, on ne saurait trop leur conseiller de filmer en noir et blanc, leur travail y gagnerait certainement en qualité
- ras-le-bol de ces réalisateurs qui, sous prétexte de vouloir coller à la réalité vous "fichent" dans leur film des "soi-disant' couleur d'époque: ainsi a-t-on droit à une vision autochromnique du Belleville des années 20/30, comme si un bleu délavé 1920 ne devait absolument pas ressembler à un bleu délavé 2007 (quelle connerie!) ou à des couleurs cinémascope années 50 pour cette période. En plus, Dahan a oublié que les autochromes étant des photos  couleur sur plaques de verre, il fallait peut-être imaginer la lumière qui les éclaire
- ras-le-bol de ces réalisateurs qui vous collent des images de synthèse qui sonnent faux tellement elles sont visibles.

Pour le reste, je n'ai pas été emballé non plus par le jeu de Marion Cotillard, un peu trop évanescente à mon goût et qui n'arrive pas à donner de l'épaisseur à son personnage bien qu'elle cherche à compenser en en faisant  des tonnes, au point que ce n'est pas Piaf qu'elle incarne, mais une caricature de Piaf tant dans les gestes (au risque d'en être ridicule) que dans la gouaille (qu'elle reproduit mal, d'ailleurs, en ayant la vulgarité sans avoir le talent que Piaf avait pour le faire) ou lorsqu'elle doit incarner le côté "saleté" de Piaf ( hé oui, Piaf fut parfois une vraie saleté dans la vie) où elle manque de mordant.
Bref, dépassée par son rôle.

Il faut dire, à sa décharge, qu'elle n'est pas aidée par le scénario, juxtaposition de scènes de quelques épisodes de la vie de Piaf, où le spectateur est parfois transformé en simple voyeuriste qui se demande d'ailleurs ce qu'il peut bien y avoir à voir alors que, précisément, il attend quelque chose qui ne vient pas. On a parfois un peu l'impression d'une collection d'images juxtaposées, tirées de quelque Martine pauvre, miséreuse et désargentée: Martinee élevée au bordel, Martine tombe aveugle, Martine prie Sainte-Thérèse et recouvre la vue, Martine se saoûle avec sa copine dans la rue ... qu'on lui met sous les yeux comme pour lui dire: " Regarde!". Je crois, qu'en fait, Dahan n'a pas su faire dire quelque chose à ces scènes qui restent bien formelles et convenues, trop académiques peut-être, froides, sans saveur; en tout cas, il n'a pas réussi à y faire entrer le spectateur que j'étais.
Il a raté la peinture de la première partie de la vie de Piaf, faute d'avoir su s'y prendre, dépassé, écrasé par le mythe Piaf; c'est potentiellement grave, dans la mesure où le film, qui ne retrace pas la totalité de la vie de l'artiste mais s'arrête presque en 1949 avec la mort de Cerdan, prétendait montrer d'où venait Piaf et ce qui a fait qu'elle était celle qu'elle est devenue.

Si j'avais eu à réaliser un tel film, je serais tout simplement pari du "tournant" de 1934 pour faire un retour en arrière dans une sorte de récit que Piaf aurait pu faire et qu'il eût suffi de mettre en situation (ce qui eût aussi permis d'avoir le sentiment de Piaf sur les personnes qu'elle avait pu croiser ou sur ce qu'elle avait vécu), puis, ensuite, j'aurais déroulé l'ascension vers la gloire et la longue déchéance finale, avec, en contrepoint, la propre vision de Piaf sur sa vie.
Bref, tout ce que Dahan ne fait pas.

Pour faire court, ce n'est pas un film qu'il est indispensable d'avoir vu.

Finalement, je préfère encore vous laisser avec la vraie Piaf:


- A Nimègue, en décembre 1962, chantant Non, je ne regrette rien:

 




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Voila quelques temps que je l'ai revisionné, mais je n'avais pas encore eu le courage de rédiger l'article correspondant bien que je l'avais annoncé en un post précédent.

La Fureur de vivre (Rebel Without a Cause), est un film réalisé par Nicholas Ray, réalisé en 1955 et sorti en 1956, après la mort de James Dean (Jim Stark dans le film) dont il allait assurer la consécration post-mortem.

Comme d'autres films de l'époque, l'Equipée sauvage (avec Brando), en 1954, ou Graine de violence (avec Sidney Poitier et Glenn Ford), en 1955, le but premier de ce film est de se pencher sur la "rébellion" de la jeunesse américaine des années Eisenhower contre les normes en vigueur.

Ainsi, Ray met en avant ce qui lui semble primordial, le refus de la jeunesse de se fondre dans les moules, le cadre et la morale hérités de leurs parents et qui sont, pour partie, hérités des années de guerre. D'une certaine manière, cette génération nouvelle semble réclamer à son aînée un certain "parler vrai", refuser les faux-semblants qui sauvent les apparences (cf. l'attitude de la mère et de la grand-mère de Jim pour tenter de donner une excuse à son ivresse, le père qui refuse d'affronter sa femme pour faire croire à une situation "normale", le père de Judy (Nathaly Wood) qui refuse de l'embrasser sous prétexte qu'elle a grandi et la giffle parce qu'elle "viole" les normes sociales de l'époque).

Elle semble aussi lui réclamer de donner sens à sa vie, mais, noyée dans son conformisme, elle est incapable de le lui fournir, comme si les héros étaient morts à la guerre et n'avaient accouché que de personnages sans saveur et sans couleur.

Fatalement, ce que cette jeunesse ne trouve pas auprès de ses aînés, elle le cherche entre elle, au hasard des rencontres qui la fait s'agréger en bandes où la licence et la prise de risque deviennent la règle pour mieux défier les normes sociales, jusqu'à basculer dans la délinquance ou l'absurde dans une sorte de fureur de vivre où la mort se trouve au bout d'une course de voiture vers l'abîme (et c'est là où, pour une fois, le choix du titre français me semble pertinent) ou, au contraire s'allier à d'autres solitudes (telle est la "démarche" de Platon interprété par Sal Mineo et sa relation équivoque avec Jim à laquelle renvoie la première scène du film, improvisée par James Dean et intégrée au film par Ray).



Et justement, plus qu'un film sur la délinquance juvénile (à cet égard, par exemple, Graine de violence est plus percutant, à mon avis), c'est d'abord l'absurdité de la vie et la difficulté de lui donner un sens que met en scène Nicholas Ray, à mon sens.



Dès lors, tout ce joue comme dans une pièce antique où la fatalité entraîne les personnages qui passent du monde du rêve et de l'idéalisme (la maison abandonnée, sorte de palais de la belle au bois dormant) à l'épisode où Platon finit par perdre la raison devant le vertige, inadmissible pour lui, du sentiment d'abandon que la solitude humaine laisse à chaque homme confronté à son destin.

Sentiment d'abandon et solitude face à l'absurdité de la vie d'autant plus grands que c'est aussi à une impression de vide sentimental qu'il est confronté quand il se réveille seul alors que Jim et Judy se sont échappés à part dans une chambre qui cache une union charnelle symbolique qu'il ne peut supporter, lui qui cherchait en Jim non seulement un père, mais un amant (On ne peut que regretter, à cet égard, que la scène prévue au scénario original, où Jim et Platon s'embrassent, ait été censurée).
Il finit donc en victime sacrificielle de son amour sur les marches de l'Observatoire,  ayant perdu le dernier lien qui donnait sens à son existence, pour que puisse vivre le couple Jim/Judy.




Il est à noter aussi que Ray souhaitait réaliser ce film en noir et blanc parce qu'il pensait que cela donnerait plus de poids à son film, mais il dut s'incliner devant les clauses du contrat qu'il avait signé.

Illustrer l'absurdité de la vie et la difficulté de lui donner un sens, tel est le sens que je donne à ce film, bien au dela de la simple peinture de la crise de génération.

La BO du film:

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Je classe cet article en catégorie humour, bien que ce le soit moins pour les personnes auxquelles cela est arrivé, mais bon, çà fait toujours  rire quand même quand on n'est pas concerné (en plus, l'histoire est gay)

Un molosse, encore un, a sorti les crocs jeudi soir à Reims.
Vers 21 h 45, les pompiers ont reçu l'appel affolé d'un homme signalant qu'un chien venait de mordre son compagnon aux testicules dans un appartement du quartier Clairmarais.
L'accident s'est produit alors que le couple faisait l'amour. L'animal — un american staffordshire terrier — se trouvait dans la pièce. Comme souvent avec ces chiens au comportement imprévisible, la bête jusque-là docile a soudain sauté sur l'un des partenaires. Il a attrapé les testicules puis le sexe.
Le jeune homme âgé d'une vingtaine d'années a certainement eu la frayeur de sa vie mais il s'en sort plutôt bien. On peut même parler d'un miracle au vu de la puissance des mâchoires d'un tel animal : les blessures se limitent à une plaie à la verge.
Prise en charge par les pompiers, la victime a été transportée au service chirurgie du CHU. Son ami s'est également fait mordre à la fesse. Il s'est rendu à l'hôpital par ses propres moyens.
Quant au chien, qui avait pu être enfermé dans une pièce à l'arrivée des secours, il a été capturé par la police puis emmené au refuge de Reims. Sa détention était en règle.
(Article du journal L'Union, 25/08/07).
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Vous connaissiez la gueule d'atmosphère, et bien, en 1971, Stone et Charden ont inventé mieux (ou pire), la gueule "prix des allumettes",
la preuve ci-dessous, réalisée par votre serviteur (attention, çà "gratte", reprise de vinyle oblige):

 

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Sarkozy annonce la couleur, les heures de cours sont devenues une variable d'ajustement économique: 

"il ne s'agit pas de créer de pénurie en supprimant des postes, mais dans l'Education je souhaite que les enfants effectuent moins d'heures. En réduisant le nombre d'heures effectuées par les élèves, on réduit globalement le nombre d'heures de cours. Donc on pourra économiser des postes" (La Provence).

Sachant qu'il ne pourra supprimer des heures que sur les matières où les élèves en ont plusieurs, il ne peut s'agir notamment que de réduire à nouveau les horaires du Français, des maths, de l'histoire et des langues, lesquels ont déjà perdu 18 heures annuelles ces dernières années en 5è et 4è.

Désormais, nous savons que le responsable de la future augmentation de l'illettrisme en France porte un nom: il se nomme Nicolas Sarkozy.

S'il continue, il va bientôt pouvoir faire sienne la formule de Baldur von Schirach: " Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver.

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