Texte Libre

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En 1989, Peter Weir sortait ce film (Dead Poets Society, en anglais) qui allait marquer toute une génération de lycéens qui fut la mienne et obtenir l'oscar du meilleur scénario original.

A la croisée entre la poésie romantique, celle de Whitman et le transcendantalisme de Thoreau, Weir nous invitait, sous les traits du professeur de lettres Keating (Robin Williams), à cueillir le jour présent (Carpe diem), "sucer la moëlle de la vie", pour reprendre une expression de Thoreau et remettre en cause certaines conventions.
L'année choisie (1959), et le lieu (l'Académie Welton, engoncée dans ses traditions et fréquentée par les enfants de la bonne société) lui permettent ainsi de peindre, quoique de façon différente par rapport à la Fureur de vivre, cette "rupture" de génération qui se produit avec celle qui a vécu la guerre, son conformisme et sa vision du monde.
Sauf qu'ici, l'autorité paternelle se fait pesante, tellement pesante même qu'elle aboutit à une impasse et au drame final: en apparence soumis, Neil Perry (Robert Sean Leonard) qui, contre cette volonté, s'est voué au théâtre et joue même le rôle de Puck dans le Songe d'une nuit d'été, se réfugie dans cette forme de refus suprême qu'est le suicide pour échapper au destin qu'on lui prépare (médecin) après que son père a refusé toute discussion.
Suite à cette disparition tragique, une enquête est ouverte où Keating, tenu pour responsable tant par la famille que par l'institution, incapables de se remettre en cause, est lâchement dénoncé par l'un des membres du Cercle des poètes disparus qui pense ainsi sauver sa peau.
A l'opposé figure le personnage de Todd Anderson, joué par Ethan Hawke et qui m'avait tant impressionné quand je vis le film la première fois.
Garçon timide, introverti, délaissé par ses parents qui lui offrent deux années de suite le même nécessaire de bureau en cadeau d'anniversaire, il recèle en lui cette force que, bien à tort, l'on ne soupçonne jamais chez les personnes que l'on juge un peu trop vite fragiles, ainsi qu'une grande richesse intérieure que Keating va lui révéler.
C'est lui qui, montant sur sa table, provoque cette désobéissance civile (dont Thoreau fut l'inventeur, par parenthèse) qu'est le salut final à Keating, lançant le fameux: "O Capitaine, mon capitaine!", extrait d'un poème de Whitman faisant référence à la mort de Lincoln et qui servait aussi à Keating pour se faire interpeller.
De même, la réaction qu'il a lorsqu'il apprend la mort de Neil laisse supposer qu'il entretenait, peut-être des liens plus qu'amicaux avec ce dernier. En effet, Puck n'est-il pas le pendant, dans la mythologie irlandaise médiévale du dieu Pan qui fut l'amant du berger Daphnis? (petit clin d'oeil du réalisateur à un sujet tabou, l'homosexualité de Whitman?).

A noter que l'on doit la musique du film à Maurice Jarre.
 

 

 

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Voici que l'on nous révèle une affaire de censure à l'intérieur de la rédaction du Magazine "choc" (groupe Lagardère, ami personnel de Sarko) qui nous apprend, du même coup, que Sarkozy aurait bel et bien une maîtresse.
En effet, la double-page censurée parlait d'une lettre, placée sur une pile de dossier, et avec laquelle il est sorti de l'Elysée devant l'objectif des photographes.
Sur cette lettre, on peut apparemment lire, d'après le magazine, les mots suivants:

"J'ai l'impression de ne pas t'avoir vu depuis une éternité et tu me manques. Jeudi on part faire notre virée à Essaouira pour mon [illisible]. Mais j'aimerais bien réussir à te voir la semaine ou le week-end suivant. Millions de besitos."

L'auteur de la lettre n'est pas connue; Dati ou pas, comme le laissait entendre une rumeur prédécente?
Isabelle Balkani, pour ajouter au vaudeville, prétend être l'auteur de cette lettre adressée à ... Cécilia! ("C'est le mot anniversaire. J'ai fêté mes 60 ans à Essaouira". "Et si vous voulez tout savoir, la signature, que l'on ne voit pas non plus, était Isa" dit-elle) sauf que, si c'était le cas, vu aurait dû comporter un e final. Puis, étant donné le contenu, çà voudrait dire que Cécilia et Isabelle Balkani couchent ensemble.
A moins que ce ne soit avec Sarko qu'Isabelle Balkani couche.
Je vous dit, un vrai vaudeville, cette affaire; on n'avait pas vu cela depuis Félix Faure !

Enfin, quoi qu'il en soit, cette affaire est très distrayante; en plus la droite ne peut trop rien dire, elle qui a tant reproché à Mitterrand d'avoir caché Mazarine, la voila prise à son propre piège avec quelques années de retard. 

Par contre, niveau politique, à part brasser du vent et nous ressortir des vieilles recettes dignes des Républicains opportunistes et néo-darwiniens de la IIIè République, on ne voit pas grand chose, à part:
- un paquet fiscal pour les privilégiés
- des impôts en plus pour tous
- une politique de gribouille: en effet, si on ne remplace qu'un fonctionnaire sur deux, le déficit de leur régime de retraite va s'aggraver et qui va payer, sinon, tous les Français. Mais çà, je ne sais pas si M'dame Michu, grande égérie de notre Sarko national l'a compris.
De plus, il y a des tas de régimes spéciaux déficitaires auxquels Sarko ne va pas toucher, car il s'agit de sa clientèle électorale:


Les régimes débiteurs qui reçoivent des transferts de la compensation démographique généralisée  
(Réf. Année 2002) en milliards d’€uros  
 
- Les exploitants agricoles (BAPSA)  4,213 milliards  
- Les industriels et commerçants (ORGANIC)  0,802 milliards    
- Les artisans (CANCAVA)  0,328 milliards    
- Les religieux non-salariés (CAVIMAC)  0,178 milliards    
- Les travailleurs salariés des mines (CANSSM)  0,315 milliards    
- Les marins salariés (ENIM)  0,058 milliards    
- Caisse des Clercs et Employés de Notaires 0,009 milliards


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Je donne, en ce moment, dans le registre zombie permanent, à la fois énervé et épuisé.
Nerveusement épuisé, un cerveau qui tourne en sur-régime, dormant mal et peu, avec un sommeil troublé par des phases d'énervement qui provoquent des réveils intempestifs, des rêves sans aucun sens car jamais terminés et avec l'absence de liens entre eux, et un réveil définitif vers 4/5 heures du matin, sans possibilité de rendormissement et une envie irrépressible mais impossible de dormir dans la journée.
Le plus étrange, c'est que je tienne le coup, donne le change, jouant parfaitement le rôle que la société attend de moi et pour lequel je suis payé, pour mieux en ressortir, en fin de journée, totalement épuisé, mais incapable de dormir avant une heure avancée dans la soirée.
Enfin, j'espère que la nouvelle extraction de dent de sagesse programmée demain va finir par m'assommer pour de bon et enfin remettre un peu l'horloge à l'heure.
Bien sûr, cet état n'est pas sans raisons: j'encaisse, j'encaisse sans jamais me plaindre, convaincu d'être programmé pour être un perdant dans la vie par le destin et, pour cette raison, le sachant, que je n'ai pas le droit de me rebeller.
Un destin qui se fiche éperdument de mes sentiments et qui fait tout pour me briser et me détruire dès qu'il le peut.

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(La Lâcheté, bas-relief de ND de Paris)

L'affaire s'est produite au Lycée Le Corbusier à Saint-Etienne du Rouvray en Seine-Maritime.
Au départ de l'affaire, des élèves sont parvenus à se connecter sur un site Internet de rencontres pour adultes homosexuels, y ont trouvé le profil de leur enseignant, avec une photo où on le voit nu de dos. A partir de cette "découverte", ils ont mis au courant certains enseignants et l'un d'entre eux a adressé une lettre à sa hiérachie qui a déclenché le processus de sanction, la lettre, anonyme de surcroît, demandant implicitement sa mutation au nom de la morale.
Le professeur a été convoqué au rectorat de Rouen où lui a été proposée une mutation qu'il a dû accepter afin d'éviter le risque d'être frappé d'une mesure disciplinaire. Cette manière de faire constitue une pression administrative caractérisée.
Demandant à consulter son dossier, il y a trouvé le pré-rapport d'enquête administrative, qui le suivra tout au long de sa carrière, que Têtu s'est procuré. Celui-ci stipule: «Il n'est plus possible à [Éric] de rester dans l'établissement. […] L'activité professionnelle, au sens strict du terme, [d'Éric] n'est pas en cause. […] Une lettre l'enjoignant pour l'avenir à une prudence plus conforme aux contraintes de son métier pourrait être opportune.»
De plus, lors de la réunion préparatoire de rentrée, le proviseur aurait informé l'assistance que l'un des professeurs de français de l'an dernier, avait quitté l'établissement de son plein gré et que toute rumeur le concernant sera sévèrement réprimandée par l'administration.

Use-t-on de la même rigueur contre les enseignants hétéros inscrits sur des sites de rencontres?
Si les élèves avaient trouvé un profil de leur enseignant sur un site de rencontres hétérosexuelles que se serait-il passé ? Probablement rien.

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Il ya, tout d'abord, ce qui est à la mode et ce qui ne l'est pas.
Puis, un jour, ce qui était à la mode se démode et ce qui était démodé revient au goût du jour.
Comme quoi, on arrive toujours à faire du neuf avec du vieux.
Mais comme il faut bien que ce qui était démodé ait vraiment l'apparence du nouveau, sous peine d'être classé dans la catégorie kitch, on cherche toujours à le relooker en lui ajoutant des tendances néo truc matinées de zestes de machin, mélangés avec l'influence bidule.
Ca va? jusque là, vous suivez?
Ainsi, prenez de la vieille dance, ajoutez lui un zeste de techno et l'influence de la musique rave et vous obtenez l'invention d'une nouvelle musique rave pour jeunes branchés plutôt friqués qui brûlent leur ennui, à moitiés désarticulés, sur une musique qui s'apparente plus à un produit pour lavage de cerveau qu'à autre chose et qui s'appelle la Techtonik.
Du plus pur macho homophobe qui y trouve l'exaltation de sa propre violence intérieure, au gay qui se veut dans le vent et qui ne voit que le côté superficiel (fringues, coiffure), en passant pas les néo-satanistes, tous se démantibulent le cerveau sur cette zik infernale dont le but est, consciemment, de vous faire gagner le monde du No Future qui fit aussi bien la fortune des Punk que des Skins.
C'est comme le mime d'une sorte de course vers la mort et l'abîme où l'esprit explose juste avant le passage dans l'au-dela tandis que les derniers soubresauts de la vie agitent le corps dans tous les sens et libérent les instincts, lesquels peuvent être bons ou mauvais.
Bien entendu, comme dans toute mode, celle-ci véhicule son lot de fric derrière elle:
- ligne de vêtements près du corps frappés de l'aigle emblématique du mouvement
- coupe de cheveux futuriste, mêlant parties du crâne rasées ou aux cheveux ras ciselés à d’autres ébouriffées, ou pourvues de longues mèches, d’une crête ou de franges lissées – l’ensemble luisant sous le gel.
Aujourd'hui, même être rebelle ne peut se concevoir sans que le fric intervienne dedans, une sorte d'asservissement suprême à la société dont les tecktoniciens prétendent se libérer.
C'est toute l'impasse du mouvement qui est ainsi résumé par ce paradoxe.

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