
rien à dire: je suis dans le même état que cette pauvre Tour Eiffel de Delaunay; juste très mal en ce moment de ce mal d'amour capable de démolir un homme après que l'on a joué avec ses sentiments: être à la fois floué et amoureux comme une bête: c'est banal, çà arrive à tout le monde, mais p... que çà fait mal, et il aura beau avoir fait des excuses, souhaiter que l'on reste amis, mes sentiments pour lui ne disparaîtront pas et, ce qui est pire! je suis, même ce soir, incapable de le haïr.
Fin de l'épisode Cyrille.

Ce matin, j'ai pris le temps de visionner l'un des films les plus célèbres de l'histoire du cinéma étatsunien au point d'en devenir un
classique: Monsieur Smith au Sénat (Mr. Smith Goes to Washington), film de Frank Capra, sorti en 1939.
De Frank Capra, je connaissais déjà cet autre classique qu'est La vie est belle (1946) qui est souvent diffusé à Noël sur les chaines américaines, un vrai petit bijou, au demeurant.
On retrouve dans Monsieur Smith au Sénat, la marque de Capra prônant des valeurs humanitaires, sociales et morales, dans lesquelles un personnage sans véritable envergure au départ mais au cœur
pur parvient à s'opposer aux hommes d'affaires, aux banquiers ou aux hommes politiques cyniques.
C'est drôle, humoristique et grave à la fois, mais jamais banal ou inutile.
Dans Monsieur Smith au Sénat, on nous conte l'histoire d'un homme obscur, choisi par hasard pour devenir sénateur afin que son inexpérience puisse permettre à un groupe de financiers et de
politiciens véreux de pouvoir mener leurs petites combines sans éveiller les soupçons.
Le piège ne fonctionne que trop bien au début, et Smith (James Stewart) devient la risée de tout le Sénat à cause de sa naïveté et de sa maladresse.
Jusqu'au jour où il se met à présenter un projet de loi qui risque de compromettre les projets véreux de ceux qui l'ont choisi. Commence alors un lynchage en règle, avec coups bas, fausses
accusations, manipulations de la presse...
En somme, un réflexion très intéressante sur la manipulation de l'opinion publique et des citoyens dans la démocratie moderne, un sujet toujours d'actualité.
Je ne saurais trop vous conseiller de voir ce film si vous ne le connaissez pas; vous n'aurez pas à le regretter. (Lance, si tu ne connais pas, çà mérite le détour).
En prime, deux extraits du film (en anglais ici; la video française présente le film en français avec, en anglais sous-titré, les passages coupés dans la version originale française et qui n'ont
jamais été doublés).
A noter qu'à sa sortie, ce film fut considéré comme un film pro-communiste et anti-américain à cause de sa peinture de la corruption aux
Etats-Unis.
Tit' video sympa qui montre que, décidément, Sheila, c'est gay; depuis le temps que certains nous le disent:
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