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Jugement à Nuremberg (Judgment at Nuremberg) est un film de plus de 3 heures, injustement méconnu, tourné en 1961 par Stanley Kramer qui examine la question, sans aucun manichéïsme, de la complicité individuelle dans les crimes commis par l'Etat à travers le procès de 4 juges qui exercèrent sous le nazisme, procès qui se tient en 1948, au moment du Blocus de Berlin.

A travers le cas de Petersen, stérilisé pour déficience mentale et le cas Feldenstein (inspiré d'un fait réel, l'affaire Katzenberger) où un Juif, soupçonné d'avoir eu des relations sexuelles avec une jeune Allemande en dépit des lois de Numremberg, a été condamné à mort sur de simples suppositions et des témoignages sujets à caution, c'est d'abord l'attitude de la magistrature allemande qui est jugée.

Mais, au-delà, c'est aussi un film qui examine les responsabilités de chacun: le peuple allemand dont l'attitude du "On ne savait pas" n'est pas tenable, dit le film, même si son basculement dans le nazisme est bien expliqué, celui des démocraties et de ses hommes politiques (l'avocat de la défense cite, à cet égard, un propos de Churchill datant de 1938 et plus que favorable à Hitler).
Le film examine aussi le cas de l'eugénisme, dont l'avocat, citant un arrêt de la Cour suprême de Virginie, montre qu'il ne fut pas une spécificité nazie ou encore la responsabilité des entreprises américaines dans le financement du nazisme qui est mentionnée (comme quoi, dans ces deux cas, on le savait depuis longtemps contrairement à ce qu'on a essayé de nous faire croire il y a quelques années puisque le film date de 1961).
De même, la responsabilité de la firme IG-Farben est clairement mentionnée à la fin du film avec une pointe d'amertume quand à la faible condamnation dont elle écope (NB: ses responsables sont libérés en 1952, avec l'aide de Rockfeller, leur ancien associé en affaires).
Petit excès cependant, mais que l'on pardonnera au réalisateur, tant les images sont poignantes, c'est la diffusion d'un film sur les camps d'extermination et de concentration alors qu'aucun des accusés n'est entendu pour une affaire de déportation dans les camps.

Enfin, le film pose aussi la question de l'attitude à adopter vis-à-vis des criminels de guerre alors que s'engage la Guerre froide et que le procès se déroule en plein Blocus de Berlin: peines légères pour se concilier les Allemands et récupérer l'anticommunisme de certains jugés pour les utiliser contre l'URSS ou peines plus lourdes qui correspondent réellement à leurs responsabilités?
Kramer le souligne, la première position l'emporta, même si le juge prononce des peines de perpétuité, et il le regrette lorsqu'il mentionne qu'en 1961, plus aucune des personnes jugées à Nuremberg n'était encore détenue en prison (il oubliait juste Hess).
Cependant, Kramer montre aussi que s'il regrettait cette clémence, il n'a en rien d'animosité contre le peuple allemand à travers de nombreuses scènes qui montrent sa sollicitude envers lui, la culture allemande, la volonté d'entretenir des rapports dépassionnés...
Vraiment, je regrette que ce film soit aussi méconnu: c'est une injustice qu'il faudrait réparer.

A noter des acteurs talentueux au générique: Spencer Tracy, Montgomery Clift, Burt Lancaster, Marlène Dietrich et que le film remporta deux oscars: meilleur acteur (Maximilian Schell) et meilleur scénario alors que d'autres acteurs du film firent aussi parti des nommés sans obtenir de statuette, comme Montgomery Clift qui en moins de 8 minutes, réussit une performance qui lui valut la nomination pour le meilleurs second rôle. Il faut dire que l'épave qu'était devenu Clift à cette époque, collait parfaitement au personnage de Petersen qu'il devait incarner (il dut même improviser son texte à partir des grandes lignes car il n'était plus capable de mémoriser complétement son rôle); à cet égard, on ne saurait que trop conseiller pour ce passage, la VO sous-titrée car le doubleur français est vraiment médiocre sur le coup, ne rendant vraiment pas l'immense intensité de la scène telle qu'elle est jouée par Clift.

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L'homme qui a décidé de s'octroyer une faramineuse augmentation de salaire de 140% et par l'occasion de cracher à la gueule de tous les Français, y compris les smicards auxquels il a refusé une revalorisation du smic, est bien Nicolas Sarkozy, dont les pensées sont plus lumineuses que le soleil.
Il faut bien dire, en effet qu'il se l'octroie, car il est bien évident que sa majorité va voter comme un seul homme cette augmentation, sous le futile prétexte qu'il est moins bien payé que X ou Y.
Mais que l'on nous prouve que Sarkozy ne peut pas vivre avec un salaire de plus de 8000 euros pas mois, d'autant plus que contrairement à De Gaulle qui fut le dernier chef de l'Etat à payer ses propres frais à l'Elysée (électricité ...), ses successeurs, dont Sarkozy, ne payent absolument rien et gardent ce salaire comme argent de poche.
Plutôt que d'augmenter Sarkozy, par souci d'économie pour le budget de l'Etat, ce sont les salaires de X ou Y qu'il faudrait réduire.
De même, on entend dire que le budget de l'Elysée va augmenter pour payer les quelques 800 personnes !!! (Et bien, çà en fait des gens payés à rien foutre!) qui, auparavant étaient prises en charge par les autres ministères pour le compte de l'Elysée.
Pourquoi ne pas en profiter, à la place, pour réduire le train de vie de l'Elysée?
Bref, on remarque que les Français sont priés de se serrer la ceinture et de faire des économies, que les fonctionnaires ont leurs salaires quasi-bloqués depuis des années sous prétexte que l'Etat est en quasi-faillite mais leur chef se comporte comme un satrape perse qui cherche à s'engraisser à leurs dépens, car, à part favoriser son enrichissement personnel, cette augmentation n'a aucune raison d'être.



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Plus les semaines passent, plus l'image de Rachida Dati devient celle du sectarisme et de l'intolérance, allant même, pour paraphraser une phrase d'un journaliste à l'encontre d'un ancien premier ministre, jusqu'à incarner physiquement l'administration dans tout ce qu'elle a de plus mesquin.

En effet, non seulement, plus elle parle, plus elle dresse les magistrats contre elle, mais en plus, contre l'avis de tous, y compris du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), elle a décidé de maintenir, sans autre raison que sa vindicte et sa haine personnelle, la décision de muter le procurer général d'Agen, Bernard Blais qui sera à la retraite l'été prochain.

Comme le rappelle le CSM : il n'existe "aucun intérêt du service à nommer Bernard Blais en surnombre, à quelques mois de la retraite et contre son gré, à la Cour de cassation". 

La décision de Dati de persister dans son choix est une preuve que cette femme n'est animée que par la haine partisane et par ce mépris des inférieurs que l'on trouve encore bien trop souvent de la part de la haute-administration envers les personnels qu'elle dirige.

Personne ne comprend son attitude envers cet homme dont personne ne voit quel mal il y aurait à le laisser finir sa carrière là où il est; à part elle, pour des raisons obscures dont aucune des explications qu'elle en donne n'est convaincante.

Bref, aujourd'hui, au gouvernement, la palme de l'intolérance, c'est bien Dati qui la détient.

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Edith Piaf, c'est d'abord, par delà tout le reste, cette petite flamme qui ne s'élève plus qu'à peine de la mèche de la lampe à huile presque vide mais qui refuse de s'éteindre sans un dernier éclat, dût-elle y laisser ses dernières forces, une de ces tragédiennes antiques qui choisissent dans un dernier élan de dignité de défier l'ultime fragilité qui va les emporter comme pour mieux dire à la mort l'acceptation du sort qu'elle leur prépare.
Emporte-moi bien loin d'ici, comme un dernier message à l'amant, comme un dernier message à Dieu, comme le souvenir de la promesse que la mort à faite à tout homme en naissant de mettre fin à ses souffrances.
Cette femme qui use ainsi ses dernières forces à chanter batissait en fait, en ces derniers instants de vie, la pierre angulaire qui allait faire d'elle un mythe.
(Euh... où j'ai été cherché tout çà, moi?)

 

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J'ai osé pour toi enfiler les ailes de l'Ange aux yeux d'anxiété guettant le châtiment de sa prochaine déchéance empli encore de cet amour que je te portes mais qui ne te touche pas et que tu meurtris chaque jour un peu plus quand tu cherches en vain dans un regard, un sourire, un propos, une attitude ceux des absents qui jadis ont peuplé ton existence ou ce qui te ferait vibrer.
Je m'en veux, je me maudis et n'en stresse que davantage de n'avoir rien de ce qui pourrait te faire craquer et surtout pas ce brio intellectuel ni cette parole facile que tu recherches même si l'on baise une fois tous les deux ou trois mois quand on se voit, parce que, paradoxalement, tu aimes les moments sexe que l'on peut avoir, parce que le sexe est ta drogue et ton moyen de décompression le plus usité.
Mais je ne sais pas pourquoi même tu baises avec moi ni ce qui, en moi, peut bien attirer ton désir pulsionnel, ce en quoi je suis désirable; je stresse à mort à chaque fois par peur de ne pas te donner assez de plaisir; mon amour est plus fort mais mon stress en a coupé dernièrement l'effet visible, comme si désormais la peur de te décevoir l'emportait sur tout.
J'ai osé enfiler pour toi les ailes de l'amant occasionnel aux yeux d'anxiété, un parmi d'autres, parce que c'est tout ce que je peux avoir de toi, hormis ton amitié, parce qu'avec ou sans sexe, je t'aime, parce que tu es celui que je suis fier de connaître, celui avec lequel je n'ai pas peur de me montrer, celui avec lequel je n'ai pas honte d'être ce que je suis, le seul qui pourrait me donner cette confiance en moi qui me fait tant défaut.
J'aimerai tant, au moins une fois, te montrer ce que je suis, tant briser ce mur dressé autour de moi et qui me plombe à chaque fois, comme si j'avais peur de celui que je suis, comme si j'avais peur de n'avoir jamais su qui j'étais, comme si j'avais peur de n'être rien !
Pardonne-moi, pardonne moi de n'être que moi, hélas, et d'être impuissant à pouvoir faire ton bonheur.
Je sais que tu ne liras pas ceci; c'est peut-être mieux ainsi, mais moi, j'avais besoin de l'écrire, de le poser quelque part, de sortir cela de moi; puisses-tu comprendre, si par hasard, tu viens à passer ici.

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