A la réflexion, c'est bien le seul constat qui s'impose: j'ai traversé une bonne partie de l'existence en solitaire qui n'avait personne à qui se confier, pas de liens affectifs particuliers avec mes proches parents (oncles, tantes ou cousins s'entend) pour des raisons un peu longues à expliquer et que l'on va résumer par soit une absence de liens familiaux forts dû au fait que certains ont été séparés par la DDASS et n'ont rien vécu ensemble enfants, des différents familiaux aussi, qui sont venus couper les ponts (il y a des gens que je n'ai plus revus depuis 1988; çà commence à faire), et ceux qui restent ne sont pas des gens auxquels je me confierai volontiers: suffit d'écouter le frère de la mère parler des "folles" ou des "pédales" en oubliant pas de vous adresser un regard de connivence pour obtenir votre approbation, beuuuurk! ou la belle-soeur de mon père qui se réjouerait trop sous de faux airs d'appitoyement!
Pas de véritables amis non plus; quelques copains, mais, sans plus, et encore! des relations uniquement "scolaires", si l'on puit dire! On ne s'est jamais vu en dehors, et puis du genre à avoir besoin de vos services mais à ne pas vous inviter aux anniversaires alors que l'on invite les autres de la classe; pas jugé assez "dragable" par les filles, pas "assez" comme il faut aussi pour certaines familles, bref...
Ne parlons pas des beaufs que mes parents fréquentaient une bonne partie de mon enfance, et qui étaient des parents éloignés de mon père; mais là, c'est moi qui me suis réjoui quand, enfin, on a réussi à s'en débarasser, loool!
Puis, il y a aussi la solitude volontairement imposée; celle qui permettait de se pencher sur les devoirs: exercices, rédactions, cartes à faire à la main... que de samedis après-midi ou de dimanches matins passés à cela; paradoxalement, cela ne m'a pas forcément rendu bon élève, vu que, pour l'apprentissage, par contre, je me contentais de ce que mon cerveau était capable d'assimiler sans efforts, et comme j'ai le cerveau lent.... (hé oui! il pense juste, mais avec plus de temps que d'autres pour arriver aux mêmes conclusions! donc, parfois, je supplée par l'intuition). Ne croyaient pas que j'apprenais mes leçons d'histoire, vous feriez fausse route! mais, mes connaissances personnelles, venues de mes lectures, me suffisaient largement.
Et enfin, le renfermement dû à la Cité, aussi! cette solitude où l'on reste enfermé pour se "protéger", tout simplement.
Oh certes, il y a bien ma soeur, mais, on ne peut pas dire qu'on ait des atomes crochus, et puis, je suis sûr que, par exemple, même si perso elle s'en fiche sûrement que je puisse être homo, elle irait aussitôt le claironner à ma chère mère (qui est au courant) ou à d'autres personnes, grrrrrr! elle a peut-être des soupçons, mais, vaut mieux que çà en reste là, et désolé, mais, je préfère le maîtriser moi-même et, pour l'instant, aucune raison particulière d'en faire état.
Alors oui, depuis quelques temps, parce que j'assume mieux, parce que cette solitude me pèse, parce que j'ai besoin d'avoir des amis, parce que la vie à deux est aussi mon objectif (ben oui, j'ai besoin de partager quelque chose de fort, besoin d'aimer), tout simplement, l'option net s'est imposée, en essayant de tisser quelque chose! Le résultat n'est pas forcément là et je ne suis pas sûr non plus, de m'être fait de véritables amis, le temps le dira; disons plutôt des connaissances, mais c'est vrai que la distance n'aide pas non plus. Puis, j'ai toujours peur de déranger; Lance le sait: depuis qu'on se connait, combien de fois lui ai-je téléphoné? une seule fois! Pourtant, je l'apprécie beaucoup ce tit sacripan de Lance! (bon, je vous fait pas la liste de toutes ses qualités, je vais le faire rougir, looool, puis il va encore me dire qu'il est chiant, en réalité! loool!) Lui, au moins, je peux dire que c'est un ami, même si on ne s'est vu que deux fois, parce que mine de rien, on parle beaucoup quand même, on partage, etc... (et dire qu'il jure que je ne dis jamais rien! pfffff! le menteur ! mais l'écouter, c'est aussi un plaisir, alors, vais pas lui couper la parole non plus, mdrrr!)
C'est con, ce que je vais dire, mais j'apprends aussi à avoir des amis en plus d'appendre à vivre homo et à chercher l'amour! Parfois, çà peut devenir casse-tête, j'en conviens! la quadrature du cercle à résoudre, loool!
Au moins, de cette solitude trop longtemps vécue, j'ai retenu une vérité essentielle: même en couple, même si l'autre a besoin de soutien, d'appui et de lire dans vos yeux que vous lui faites confiance et que vous lui donnez la force d'avancer, ne jamais l'étouffer, ne jamais le priver de sa liberté; l'emprisonner, l'étouffer, c'est la meilleure façon de le perdre.
Bon, et puis, en ce moment, existe aussi un sentiment de honte; ben oui; honte de n'arriver à rien, de tout râter; honte de n'avoir pas réussi à séduire aucun des mecs qui me plaisent. Honte de moi, quoi!
Particulièrement honte de n'avoir pas su séduire C.
Je ne relis pas, sinon, je risque d'avoir la tentation de tout effacer; j'éspére qu'il n' y pas trop de fautes.
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