Je viens de finir de lire ces fameuses mémoires d'Hadrien, publiées en 1951 par Marguerite Yourcenar, où celle-ci, se mettant à la place de l'empereur malade et en fin de vie, imagine
cette longue lettre fictive que ce dernier aurait pu écrire au jeune Marc-Aurèle, âgé de 17 ans, futur empereur et son petit-fils par adoption.
Hadrien-Yourcenar (comment séparer totalement l'un de l'autre?) revient sur la vie de l'empereur et en fait prétexte à réflexion philosophique sur la vie, la mort, la sexualité, les religions, le
pouvoir ... et ce lien particulier qui lie celui-ci à Antinoüs, au point de le diviniser après sa mort et de lui construire une ville entière.
Ce qui se dégage, somme toute, de cette réflexion philosophique, pas toujours abordable d'ailleurs, parce que truffée de références culturelles antiques qui ne sont pas immédiatement accessibles
à tous, comme toute oeuvre où l'érudition manque de pédagogie, même si elle est bien écrite, c'est un profond pessimisme sur l'homme, la nature humaine, la vanité des actions des "grands hommes"
qui consiste à essayer de se survivre, y compris par des monuments de pierre.
Livre dans lequel Marguerite Yourcenar révèle aussi son lesbianisme, offrant ainsi en 1951, une "coming-out" assez rare en littérature.
Quelques citations tirées de ce livre:
- "Ce bel étranger que reste malgré tout chaque être qu’on aime".
- "Je suis capable d'imaginer des formes de servitude pire que les nôtres, parce que plus insidieuses: soit qu'on réussisse à transformer les hommes en machines stupides et satisfaites, qui se
croient libres alors qu'elles sont asservies, soit qu'on développe chez eux, à l'exclusion des loisirs et des plaisirs humains, un goût du travail aussi forcené que la passion de la guerre chez
les peuples barbares." (prophétique en ces temps de "travailler plus pour gagner plus").
- "Tout bonheur est un chef d’œuvre : la moindre erreur le fausse, la moindre hésitation
l’altère, la moindre lourdeur le dépare, la moindre sottise l’abêtit."
- "C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt."
- "Toute loi trop souvent transgressée est mauvaise : c'est au législateur à l'abroger ou à la
changer."
- "Dans tout combat entre le fanatisme et le sens commun, ce dernier a rarement le dessus".
- "Je vois une objection à tout effort pour améliorer la condition humaine: c'est que les
hommes en sont peut-être indignes".
- "Un triomphe ne sied guère qu'aux morts. Vivant, il se trouve toujours quelqu'un pour nous
reprocher nos faiblesses".
"La féroce intransigeance du sectaire en présence de formes de vie et de pensée qui ne sont pas les siennes" (à propos du christianisme).
Cela pourrait devenir un nouveau proverbe à la Desperate Housewives.
Hélas, ce n'est que la maxime tirée de ma soirée d'hier où je me suis énervé contre moi-même après avoir dialogué avec C. sur msn, qu'il m'eût affirmé en plaisantant qu'il n'était pas qu'une
bite, que je lui répondit avec toute l'amabilité possible qu'il était aussi pour moi un ami et que, dans un empressement suspect (même pas 10 secondes), il m'eût répondu: " Itou pour moi".
Oui, énervé contre moi-même d'avoir utilisé le mot "ami" quand c'est bien autre chose que j'eusse voulu écrire, énervé aussi contre lui avec cette réponse trop prompte pour être nette, ou je
dirais même honnête.
Me disant que, finalement, il était décidément bien con, comme un imbécile qui semble oublier qu'il a fait un plan cam dans l'après-midi, je mis à chercher un plan ! (je devais vraiment pas être
dans mon état normal, je sais) et, à 21h30, me voila parti à 13km de Reims pour voir un mec dont je ne sais pratiquement rien, à part la tête et vaguement ses goûts sexuels.
Sauf que pas vraiment excité (lui non plus), pas vraiment excitant et donc un fiasco d'un côté comme de l'autre, si ce n'est une conversation banale qui prolongea la soirée jusque minuit.
A part çà, c'est formidable puisque mes vieux démons reviennent (l'impossibilité de rentrer, sauf exceptions, dans un plan parce que, dans le fond, je m'en fous de ce que je fais pendant et je ne
suis pas concentré) et que j'en viens à me demander si je suis vraiment gay.
Pourtant, à la base, je suis bien attiré par les mecs, certains torses, certains yeux, certains visages allumant une sorte de "convoitise"; alors je ne comprends pas pourquoi çà le fait pas dans
un plan... sauf à être un hétéro qui s'ignore.
Vous en pensez quoi?
Parole de Bree Van de Kamp ne saurait mentir, pourquoi faut-il détester Sarkozy?
"Parce qu'il a des amis vulgaires, grossiers et homophobes ! comme ce Bigard qu'on ne risque pas de confondre avec un surgelé tellement il manque de fraîcheur ou ce Gerra, qui, quand il a remonté
son pantalon après avoir baisé Céline Dion, voit des pédales partout à Paris y compris la vilaine Delanoé.
Oh certes! on peut trouver cet humour franchouillard plus bête que méchant et laisser dire en considérant que l'attaque est insignifiante. Mais on peut aussi rappeler que France 2 fonctionne
grâce à la redevance télévisuelle, que ce service public doit être respectueux des personnes et des lois et que l'éducation contre l'homophobie et le sexisme, mission de service public, passe
aussi par la qualité des programmes télévisuels et un contrôle plus vigilant, de la part du CSA, des propos tenus par les animateurs et invités des programmes, surtout quand, une fois de plus, la
cible de Laurent Gerra n'est pas l'action politique du Maire mais son orientation sexuelle.
Honte à la France d'avoir un président, ou plutôt, si on se permet de parler comme ce Gerra, UN GNOME qui a de tels amis."
Journal de France2, sélectionner le journal de 20h du 26/12 et sujet à 2oh29 à méditer sur l'homophobie du personnage: http://jt.france2.fr/20h/
PS: merci à Bree Van de Kamp dont le personnage a inspiré le ton du post et à Illico.com qui reprend les protestations du CGL que nous avons cité
largement dans les propos de Bree.
Je n'arrive plus à l'écouter sans être au plus mal, cette chanson qui se veut une chanson d'espoir ; elle me fait tellement penser à C. à tous ces mots qu'il ne veut pas entendre, que c'est les fêtes, que je suis encore tout
seul et que je n'ai même pas un ami pour déconner à proximité pour ces fêtes, que je suis aussi solitaire que la vieille qui a des cerises sur son chapeau sans même pouvoir me faire croire que
c'est l'été.
J'essaye de vivre, mais c'est de plus en plus dur.
Commentaires Récents