Un bar mal famé, un charleston démodé,Une chanteuse réaliste dont la voixTel un puissant alcool vous hante et vous foudroieL’âme d’une triste ivresse dont un passéQui jamais plus n’existera, lâche, irrité,Se venge en vous collant un’ sale gueul’ de bois.Pourquoi, pour se noyer, choisir un tel endroit ?Des images toutes faites, de vieux clichés ?J’en doute ! Allez savoir pourquoi ? Un hasard peut-être ?Un passage devant ce bar aura fait naîtreUn désir enfoui de fantasmes inassouvis,L’illusion de vivre un autre destin, canaille,D’être d’une caste où se méprise la vieBanale, et où l’on s’explose avant qu’on s’en aille !Las, seul, au bar, je bois ma bouteille d’ennuiAu milieu de vieux riches boudinés qui fumentUn cigare nauséabond et qui commandentA de jeunes mâles fougueux, de beaux nervisQui charment de jeunes délurées affranchiesEn les env’loppant d’un regard, d’une dans’ qu’ils mènentDans une cascade de rires qui se déchaînentEt se terminent au bout de leurs folles envies.Oui, boire, pour faire croire qu’on leur ressemble,Pour avoir la force d’oser, là, sans que trembleMa voix, les provoquer dans un soudain éclairEt voir éclater leur fierté piétinéeDans une salve de coups douloureux, amers,Qui blessent le corps et laissent l’âme abîmée.
Copyright Historianman 29/09/02
A cette lecture j'ai découvert un autre jerem.!
Somme toute je te conseillerai comme je te l'ai dit plusieurs fois de continuer tes écrits surtout qu'un mamouth a le temps., lol...