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Où l'on reparle des fusillés pour l'exemple

9 Juillet 2014 Publié dans #Quelques articles historiques

 

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L'avantage du centenaire de la Première Guerre mondiale, c'est qu'il offre pléthore d'ouvrages qui lui sont consacrés et qui permettent toujours d'affiner ou d'approfondir, voire de corriger ses connaissances sur certains sujets.

C'est le cas, par exemple, des fusillés pour l'exemple dont je parlais ici.


Dans deux de ses ouvrages  La Grande Guerre - Fin d'un monde, début d'un siècle et Idées reçues sur la Première Guerre mondiale, François Cochet, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Lorraine-Metz, apporte quelques précisions qui ne sont pas inutiles au regard des débats actuels autour de la mémoire de ces fusillés:

 

" Dès le 24 octobre 1919, une première amnistie a été votée par la Chambre des députés. Le 23 avril 1921, l'amendement Buisson crée une commission spéciale dotée du pouvoir de réviser les cours martiales. La loi d'août 1924 ouvre la possibilité de revenir sur le cas des fusillés  sans jugement, tandis qu'en janvier 1925 une nouvelle loi d'amnistie est votée. Autant dire que les procédures de réhabilitation des fusillés sont précoces, même si les débats ressurgissent périodiquement et jusqu'à aujourd'hui " écrit-il dans le premier des deux ouvrages.

 

Dans le second, il complète sa pensée: " Pour autant, doit-on suivre certaines associations demandant une "réhabilitation globale " ? Ce serait doublement hors de propos. D'une part, parce que les réhabilitations qui le méritaient ont déjà eu lieu depuis fort longtemps. D'autre part parce qu'une réhabilitation globale intégrerait forcément des fusillés de droit commun ayant tué, violé, spolié des civils français innocents. En outre, dans un pays comme la France qui s'enorgueillit de ne pas pratiquer dans son droit public, le principe d'antériorité, cela reviendrait à dire la loi de 1914 - 1918, à l'aune de nos normes juridiques actuelles. Aussi inacceptable intellectuellement que juridiquement douteux.(...)

Des réhabilitations individuelles peuvent encore avoir lieu, mais une bonne part des dossiers a d'ores et déjà été instruit ".

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