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Un Premier ministre trop fébrile

18 Février 2015 Publié dans #C'est juste mon avis

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Les nerfs de Manuel Valls seraient-ils en train de lâcher ?

C'est la question que l'on peut se poser après une rhétorique guerrière: "Nous sommes en guerre" qui manifestement n'est pas adaptée aux possibilités stratégiques et surtout humaines de la France qui n'a pas, à elle seule, les ressources nécessaires pour combattre depuis qu'elle n'a plus de service militaire et un seul porte-avions, sans parler de l'état parfois déplorable de ses matériels dont certains accusent entre 40 et 60 ans d'âge mais qui affole et hystérise inutilement la population, provoquant, en retour une montée parallèle des actes contre les musulmans, contre les juifs et même contre les chrétiens.

C'est la question que l'on peut aussi se poser après qu'il ait employé par deux fois des expressions comme "apartheid social" pour parler des banlieues et "islamo-fascisme" pour parler de la montée des actes perpétrés par les musulmans radicalisés: or, le Front National a été le premier, en France, à populariser ces thèmes. Pour un homme qui prétend lutter contre le FN, c'est singulier d'en reprendre la rhétorique, donc d'en valider la crédibilité et ainsi de démontrer que le FN a eu raison avant tout le monde, contribuant à la légitimiser.

C'est la question que l'on peut enfin se poser après la décision d'utiliser le 49.3 pour faire passer la loi Macron, plutôt que d'accepter que le Parlement, chargé démocratiquement par le peuple français de faire la loi, puisse voter librement sur ce texte.

Ne s'est-il pas d'ailleurs un peu trop précipité, surtout pour un texte qui n'en n'est qu'à sa première lecture devant le Parlement ? En effet, la cartouche a été tirée trop tôt; elle affaiblit le pouvoir qui démontre qu'il n'a plus de majorité à l'Assemblée ou plutôt que le Président gouverne désormais contre sa majorité; elle démontre enfin que ce n'est qu'à coups de menaces, de violences verbales, et de dénis de démocratie qu'il se maintient au pouvoir, ce qui n'est jamais très sain quand on montre sa faiblesse.

De telles bourdes en quelques semaines ne peuvent avoir comme explications que l'épuisement et la fatigue nerveuse d'un homme dont les nerfs sont prêts de lâcher et pose la question de sa capacité à se maintenir à son poste alors qu'il commence à craquer, au risque d'incidents et de dérapages plus graves.

 

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