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Réflexion du soir

8 Décembre 2007 Publié dans #Les pensées - mais pas celles de Pascal

Paris-Pantheon.jpg

Le grand Napoléon (pas l'autre minus qui nous sert de président), avait, sans doute, beaucoup d'humour et a dû fortement s'amuser sans doute, de voir certains de ses contemporains, par vile flagornerie, devoir admirer parmi les grands hommes auxquels la Patrie se devait d'être reconnaissante, Hyacinthe-Hughes Timoléon de Cossé-Brissac, simple chambellan de Madame-Mère, devenu en outre sénateur et mort en 1813.

La duchesse d'Abrantés, femme du Maréchal Junot, nous en a laissé un portrait peu flatteur, jugez-en plutôt:

"c'était le meilleur des hommes, poli, doux et le plus inoffensif qu'il y ait jamais eu au monde. Il était laid, vieux et de plus un peu bossu ; je crois même qu'il l'était tout à fait... Il avait habituellement des coliques et était donc obligé de sortir au moins quinze fois du salon de Madame lorsqu'il était de service. Cette ouverture et fermeture de porte agissait sur les nerfs de Madame, et lui inspira une sorte d'antipathie contre ce pauvre M. de Brissac...C'était surtout au spectacle que la chose était insoutenable. Cependant, quand il sortait, il n'y avait à craindre que le courant d'air; mais lorsqu'il ne sortait pas, oh ! alors c'était vraiment tragique ".

Quel farceur, ce Napoléon, tout de même ! On aurait pas dit de lui, pourtant !

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H
Tiens, tu piocherais tes lectures dans la collection "Le temps retrouvé", toi, que ça ne m'étonnerait pas...
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J
On craindrait non pas de l'ironie de la part de Napoléon, mais la dégradation au mieux consciente, au pire volontaire, d'un autre des héritages de la Révolution... Quand au vieux laid bossu, même Google n'en sait presque rien, c'est dire... Il va vite Google : ton billet  y  est déjà en deuxième position parmi les références sur le chambellan... Mdr.
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