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La Bourse de commerce de Paris

2 Septembre 2010 Publié dans #Lieux parisiens et rémois

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Bâtiment circulaire édifié dans le 1er arrondissement, rue de Viarmes, il occupe, depuis le fin du XVIIIème siècle l'emplacement qui était précédemment celui de l'Hôtel de Soissons, lui-même dérivé de bâtiments plus anciens, construits sur un hôtel médiéval réorganisé en totalité par Catherine de Médicis qui en confia la réalisation à l'architecte Jean Bullant.

De cette construction primitive, base de l'Hôtel de Soissons, ne reste aujourd'hui que la colonne Médicis, haute de 31 mètres et pourvue, d'une fontaine et d'un cadran solaire aujourd'hui disparus.

 

En effet, en 1740, criblé de dettes, le Prince de Carignan, son propriétaire, fut contraint de le vendre et l'Hôtel rasé pour faire place à un projet ambitieux de construction d'une nouvelle halle aux blés en cet endroit stratégique en raison de sa proximité avec la Seine.

Celle-ci, de plan circulaire, fut édifiée entre 1763 et 1767 par l'architecte Nicolas Le Camus de Mézières; la partie centrale restait à découvert, mais était entourée de deux galeries concentriques, ouvertes sur l'extérieur et protégées par une voûte soutenue par des colonnes d'ordre toscan.

 

 

Pourtant, on se rendit très vite compte que cela protégeait insuffisamment les grains; aussi, dès 1782/83, l'édifice est couvert, en sa partie centrale, d'une coupole en charpente constituée d'arêtes en bois de sapin séparées par des châssis vitrés.

Détruite par un incendie en 1802, elle est reconstruite entre 1806 et 1811 en fer et fut couverte de plaques de cuivre en lieu et place des vitres qui ne réapparaîtront que lors d'un réaménagement en 1838.

 

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A nouveau ravagée par un incendie en 1854, la Halle aux blés dont l'activité ne cessait de décliner fut définitivement fermée en 1873, et en 1885, le bâtiment est attribué à la Chambre de commerce qui y fait entreprendre une série de travaux qui s'achevèrent en 1889, par l'architecte Henri Blondel qui modifia la coupole en fer et verre, ferma la partie inférieure d'une maçonnerie en brique et rhabilla l'ensemble du bâtiment en pierre.

 

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L'intérieur est décoré de panneaux peints représentant des personnages symbolisant les quatre points cardinaux et de fresques monumentales évoquant l'Histoire du Commerce entre les Cinq continents (L'Amérique, la Russie et le Nord, l'Asie, l'Afrique et l'Europe).

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