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Mort de Frédéric Mistral

30 Mars 2014 Publié dans #Quelques événements de 1914

http://www.petit-patrimoine.com/photos_pp/photo_pp_final/thumbs/sem_2012_1/13004_22_photo1_g.jpg

(Statue de Frédéric Mistral, en Arles)

 

Il y a un peu plus de cent ans, le 25 mars 1914, décédait de la grippe, à presque 84 ans, le poète provençal, Frédéric Mistral que le Comité Nobel avait couronné en 1904.

 

Né à Maillane en 1830, c'est durant ses études à Avignon qu'il eut le bonheur de croiser le chemin d'un professeur, Joseph Roumanille, avec lequel il se prit de passion pour la langue provençale qui n'était déjà plus guère parlée et avec lequel il entreprit sa restauration littéraire.

 

C'est ainsi qu'en 1854 Roumanille, Mistral et cinq de leurs amis fondèrent le mouvement " félibrige " dont Mistral devait être le représentant le plus célèbre, grâce notamment à Lamartine auquel il dédia son premier grand poème, Mireio (Mireille, en français) et qui eut l'amabilité de lui consacrer un de ses " Entretiens ".

 

Depuis, les publications diverses se sont poursuivies, sans atteindre pourtant le succès de Mireille, mais surtout, Mistral se consacra à la rédaction de l'oeuvre de toute une vie, Le trésor du félibrige, un dictionnaire franco-provençal qui fait encore autorité un siècle plus tard.

 

Il est aussi le créateur du " Museon Arlaten ", qui, comme son nom l'indique, ce situe en Arles; un musée consacré à l'ethnographie provençale.

 

Elevé au rang de héros national, sa statue inaugurée de son vivant; sa mort est encore l'occasion de lire dans de nombreux journaux, un flot d'éloges lyriques, comme dans le journal Le Temps où Mistral est présenté comme le restaurateur de la poésie grecque antique, rien de moins ! ou comme dans le Petit Parisien qui écrit : " L'impitoyable mort a clos pour jamais cette bouche harmonieuse, fermé des yeux de loyauté, de bonté, de claire intelligence, couché ce grand corps droit et ferme que les ans n'avaient pas courbé et qui semblait emprunter leur majesté aux chênes. "

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