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La malle de Hambourg (mini-série)

26 Juillet 2021 Publié dans #Télévision d'hier

La malle de Hambourg est une mini-série de 10 épisodes d'environ 60 minutes chacun, réalisée par Bernard Hecht et diffusée pour la première fois en 1972.

Leuvin est une petite ville industrielle et sans charme du Nord où l'on commence, en ce milieu des années 1960, à construire de grands ensembles de béton. On s'y ennuie ferme, les jeunes gens n'ont pas grand chose à y faire et elle semble être le refuge sans issue d'acteurs ratés qui jouent dans les patronages religieux locaux, de tenancières de tripots sur déclin et de petites frappes sans relief.

C'est là, que, par erreur, un jour de 1966, arrive, dans un manoir reconverti en bar américain miteux tenu par Madame Olga, une malle venue de Hambourg et adressée à Madame Rosa Friedrich, épouse de Paul Lassenave, lequel, piètre acteur de théâtre jouant du Corneille et modeste préparateur de pharmacie, s'apprête à épouser, avec beaucoup de réticences, Madeleine Gouvillon, la mercière.

Cette malle attire immédiatement la curiosité de Louis Clovis, un vieux comédien pontifiant et rasoir réduit à la plus extrême misère qui découvre, en la fouillant, le lien marital unissant les deux époux. Il décide de faire chanter Paul Lassenave qui est retrouvé blessé à la tête dans son automobile qui s'est écrasée contre un arbre, après avoir subi une agression. La police ouvre une enquête et se questionne bien vite : qui a voulu agresser Paul Lassenave et pourquoi ? Qu'est devenue Rosa Friedrich dont plus personne n'a de nouvelles depuis 1957 quand elle a été aperçue à Verviers où elle se trouvait à la demande de son mari ? Pourquoi tout le monde s'ingénie-t-il à dissimuler ce qu'il sait ?

L'affaire, en tout cas, n'est pas du goût de Julien Lassenave, frère de Paul, riche et influent industriel qui possède une brasserie à Leuvin.

Malgré son âge, le scénario de cette mini-série continue à tenir la route malgré une fin un poil décevant car les deux frères Lassenave n'iront jamais au fond des choses. Il serait d'ailleurs fort possible, sans le dénaturer, d'en faire sans problème une nouvelle adaptation car si certaines scènes ont vieilli, certains dialogues sont de savoureux petits bijoux de méchanceté ou d'ironie cruelle, servis par des acteurs de grand talent comme, par exemple, Françoise Morhange (la phamarcienne), Jacques Monod (Julien Lassenave), Sylvie Deniau (son épouse), André Valmy (l'inspecteur) ou Clément Harari (le notaire véreux). C'est dommage qu'à côté, l'histoire d'amour entre le fils Lassenave et la fille de Louis Clovis soit si terne et que Paul Le Person ne convainque pas avec un jeu trop morne et sans relief. Quant à Raymond Bussières (Louis Clovis), il s'auto-parodie, pour le meilleur et pour le pire.

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