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Camélia l'impératrice (enfin ex impératrice)

3 Novembre 2007 Publié dans #Les pensées - mais pas celles de Pascal

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L'impératrice Camélia, il faut bien le dire, n'était pas de première main, si l'on peut s'exprimer ainsi; en effet, avant d'être l'épouse de Napoléon Severus, elle avait été la fidèle compagne de Martinus, un saltimbanque qui animait les dimanches après-midi sur le forum télévisé avant d'être remplacé par ce petit basset à deux pattes d' Epaikerus, plus grand cireur de pompes que l'on eût oncque jamais vu encore en ce bas monde, à part Napoléon Severus lui-même quand il servait de toutou fidèle à Balladurus, un homme politique de la vieille Baloutchie. 

Cependant Camélia quitta l'homme qui faisait chanter tous les fans baloutches de 7 à 77 ans, un peu lassée de ses éternelles ritournelles de thés dansants incroyables mais vrais où l'on déguistait des magnums à l'entracte pour les bras du charmeur qu'était Napoléon Severus.
Il faut dire qu'il savait y faire, un peu comme les gars du bord de mer, car sa technique provenait de la lecture assidue de l'unique ouvrage du gourou Clorrièrus, "Séduction en 13 leçons" écrit dans les années 70 de l'ère terrienne et qui préconisait comme infaillible remède miracle de chanter du Chella à la belle.
Cela eût pu être une merveilleuse idylle, tant Napoléon Severus donnait à voir urbi et orbi les images de son bonheur, se présentant partout comme un modèle de couple parfait et moderne à la une de tous les magazines people de Baloutchie, Roma-Match, Closed, Jours de transe ...
Hélas, c'était sans compter sur son caractère aventureux qui le poussait à entreprendre toujours de nouvelles conquêtes et, progressivement, il se fit une réputation de chaud lapin.
 Cela revint aux oreilles de Camélia; elle prit un amant.
Et, pour mieux se venger de son infortune, Camélia, grande admiratrice de Jackienna Kennidia et de Zaza l'impératrice exigea, en compensation, argent, toilettes et bijoux, jusqu'au jour où elle découvrit par une indiscrétion de la censure baloutche, la lettre que la dernière maîtresse en date de Napoléon Severus lui avait écrite (et que l'on disait être de la prêteur Ma Dartia). Elle se mit dans une rage folle contre celle qu'elle considérait jusqu'ici comme sa soeur.
Comme son grand modèle, l'impératrice Zaza, elle entreprit de longs voyages seule, boudant les réunions officielles, restant de longues semaines loin de son époux, devenu Augustus, se moquant éperdûment de la gueule de celui-ci, paradant le lendemain d'une supposée angine blanche, fraîche comme un gardon et mille autres billevesées propres à faire enrager le trop peu placide Severus.
Cependant celui-ci, refusant le divorce, interdisait en Baloutchie toute publication concernant son couple; pire, par une dernière pirouette, il voulut la récupérer en montant une opération de marketing où il imagina l'utiliser pour en faire une héroïne baloutche, sauveuse de l'humanité. En vain.
L'habile Camélia, lasse des humiliations qu'elle subissait était résolue à obtenir la séparation. Elle contacta donc en sous-main la presse du Goudurix, pays voisin de la Baloutchie, qui, faisant paraître des rumeurs de divorce de plus en plus insistantes, força enfin la main de Severus qui, de guerre lasse, rendit enfin la liberté à la fière Camélia, princesse libre et indépendante qui préférait l'ombre à la lumière.
"Une de perdue, dix de retrouvées" fut la conclusion de cette affaire par Napoléon Severus qui le donna en aphorisme à son bon peuple, mais il n'oublia pas de lui présenter la facture de la pension alimentaire.
( A suivre ...)

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J
Un chaînon manquait entre Sisi Impératrice et Zaza Napoli. Lol
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