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Gare terminus

9 Avril 2008 Publié dans #Cinéma d'hier et d'aujourd'hui



En 1953, sortait sur les écrans ce film de Vittorio de Sica, réalisé en anglais, co-production entre la compagnie de ce dernier et celle du producteur hollywoodien David O. Selznick dont l'actrice Jennifer Jones qui dans le film donne la réplique à Montgomery Clift, était la femme à l'époque.

Les relations furent très vite tendues entre le réalisateur et son irascible producteur qui voulait imposer sa vision des choses et souhaitait faire du film une histoire d'amour un peu mièvre tandis que de Sica, soutenu par Clift, voulait, au contraire, peindre les ruines d'une histoire romantique entre un homme et une femme qui se séparent au milieu de la foule ordinaire de la gare de Rome qui est le lieu unique où se déroule tout le film.

Le résultat final, à l'écran, est conforme aux voeux de de Sica qui passa outre les avis de son producteur; cependant, si on est loin du navet, on ne peut pas dire non plus que ce soit une oeuvre réussie. Le jeu de Jennifer Jones, pourtant grande vedette à l'époque, à quelque chose de statique, inerte, inexpressif alors qu'elle est sensée être tiraillée entre la résolution qu'elle a prise de rejoindre son mari et sa fille à Philadelphie et l'homme qu'elle s'apprête à quitter malgré les sentiments qu'elle semble éprouver pour lui.
A côté, Clift semble faire ce qu'il peut pour sauver le film où, comme à chaque fois, il ne joue pas, il est, tellement il se coule avec facilité dans les personnages qu'il interprète. Pourtant, selon sa biographe, Patricia Bosworth (dommage qu'elle n'existe qu'en anglais), il détestait ce film et le dépeignait comme étant le plus mauvais de sa carrière à ses propres dires.

A noter que ce film porte en italien le nom de Stazione Termini, et en anglais, celui de Terminal Station ou de Indiscretion of an American Wife, suivant qu'il s'agisse de la version complète ou de celle réduite à 64 minutes, rééditée par Selznick.
De même, si on attribue le script au seul Truman Capote, celui-ci révéla plus tard n'en avoir écrit que deux scènes.
Enfin, c'est à Christian Dior que l'on doit les toilettes portées par Jenifer Jones à l'écran.

PS: parce que je sais qu'il y a quelqu'un que çà intéresse, la musique du film est due à Alessandre Cicognini à qui l'on doit aussi celles du Retour de Don Camillo et de Vacances à Venise.

Film disponible en VO sous-titrée en français.

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H
Peu importe la qualité du film, chaque apparition de Montgomery C était un miracle.
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