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De battre, mon coeur s'est arrêté

25 Avril 2021 Publié dans #Cinéma d'hier et d'aujourd'hui

La première fois que j'ai regardé ce film de Jacques Audiard, sorti en 2005, je dois dire que j'ai été désorienté par la façon dont il est mis en images (centrages excessifs, fond flouté en quasi permanence...).

Pour le reste, ce qui domine, mais ce n'est que mon opinion personnelle, peut-être en liaison à la façon dont c'est filmé et mis en scène (mais est-ce le but de Jacques Audiard ?), c'est une impression d'enfermement et d'autisme (d'où le titre, de battre mon cœur s'est arrêté) : monde clos, toujours des mondes clos (le monde des agents immobiliers véreux, le clos de la chambre de Romain Duris, le clos de l'appart où il répète) et les autres personnages qui passent et glissent dans la vie de Seyre, le personnage interprété par Duris, comme s'ils n'y laissaient aucune empreinte véritable.
Finalement, ce héros est un homme qui a des problèmes énormes avec le monde réel et le rapport aux autres; il se trouve mal partout où il est ou presque (exception dans l'appart où il répète).

Le message du film, (mais a-t-il un message?) se révèle lorsqu'il passe l'audition et qu'il ne réussit pas à jouer, sans doute parce qu'il se rend compte que l'on joue toujours pour quelqu'un et pas pour soi-seul.
A la fin, pourquoi ne tue-t-il pas la crapule russe? Peut-être parce que, pour la seule fois du film, il pleure parce qu'il s'aperçoit enfin que le monde autour de lui existe ( le coeur se remet à battre).

Si certains ont une autre vision du film, je serais heureux de connaitre leur analyse.

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