Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

San Remo 2025

16 Février 2025 Publié dans #Le coin des variétés

Cliquer sur les titres pour accéder aux chansons correspondantes.

Cette édition du Festival de San Remo  est décevante en son palmarès final mais pas aussi mauvaise que les précédentes si l'on excepte les artistes féminines qui avaient toutes l'air d'être, pour la plupart, les clones les unes des autres à chanter toutes à peu près la même chose avec des voix interchangeables et sur des rythmes techno-rap ad nauseam. Pour le reste, les programmateurs avaient pris soin de mélanger les styles, les âges et les générations, ce qui fut salutaire, même si le choix de certains rappeurs a pu défrayer la chronique politico-médiatique ultramontaine.

Au final, c'est un titre au rythme un peu ringard daté du vieux fond des balades sans style des années 1980 qui s'impose devant un morceau glam-rock un peu daté et une autre ballade, même quand les thèmes abordés se voulaient en phase avec la société (et même si les paroles sont plutôt bien inspirées) avec le vainqueur Olly et son Balorda nostalgia (Absurde nostalgie) qui évoque la nostalgie d'un amour fini dans le souvenir des gestes banals du quotidien et le manque de l'autre, le deuxième, Lucio Corsi et son Volevo essere un duro (Je voulais être un dur) qui constate la difficulté de vivre dans un monde stéréotypé quand on n'a rien d'un "dur", qu'on voudrait l'être pour se conformer aux représentations dominantes mais que l'image de soi que renvoie le miroir est tout autre ("Comme le monde est dur/Pour les normaux/Qui ont peu d'amour autour/Ou trop de soleil dans les lunette") ou le troisième, Bruno Sas et son L'Albero delle noci (L'arbre aux noix ou le noyer si vous préférez), une chanson qui évoque la peur d'un père pour sa fille face aux dangers de l'avenir et la peur de perdre le bonheur présent dans une vie qui passe bien trop vite, à travers l'image d'un solide noyer devant la maison qui a vu passer les générations).

Plutôt que ces trois titres, j'ai plutôt repéré et apprécié le morceau très "Eurovision" de The Kolors et leur Tu con chi fai l'amore (Avec qui fais-tu l'amour ?) qui ne finit que 14ème et le rap-tango du controversé rappeur Tony Effe, injustement relégué dans les profondeurs du classement à la 25ème place avec son Damme 'na mano (Donne-moi un coup de main), une chanson qui parle à la fois d'amour et, en même temps, qui est un hommage à Rome, à la fois ville et femme, séductrice et dangereuse et qui caracole déjà à la troisième place des classements des meilleures ventes.

Le Vita la vita (Vive la vie) de Francesco Gabbani qui termine 8ème, sans être mauvais, n'a pas étonné; idem pour le Lentamente (Lentement) d'Irama qui finit 9ème.

On notera ensuite, la soirée des reprises qui, contrairement à d'habitude a été plutôt de très bonne tenue avec, notamment, une rafraîchissante reprise du célèbre Volare de Domenico Modugno par Lucio Corsi en duo avec la célébrissime marionnette italienne Topo Gigio, née en 1959 et dont la toute première voix fut celle de Domenico Modugno.

Enfin, la catégorie Nuove proposte qui faisait son grand retour, a été remporté par Settembre avec Vertebre.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article