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A l'est d'Eden (le film)

16 Février 2008 Publié dans #Cinéma d'hier et d'aujourd'hui

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A l’est d’Eden (East of Eden) est un film d’Elia Kazan, sorti en 1955, inspiré par le roman du même nom de John Steinbeck et qui révéla James Dean au grand public, contribuant ainsi à établir sa renommée.

Il est vrai que sa performance, en tant qu’acteur, dans ce film, est absolument touchante et bouleversante de naturel, de sincérité et de fragilité dans le rôle de Caleb Trask, ce jeune homme torturé, tourmenté par la conviction d’être l’incarnation du mal qu’il croit venir de sa mère d’abord crue morte comme on le lui avait dit dans son enfance puis qu’il retrouve tenancière d’une maison close, d’être le « côté obscur » dont son frère Aaron (Richard Davalos) serait le côté positif, le besoin de se prouver qu’il vaut quelque chose et persuadé que son père, Adam (Raymond Massey) ne l’aime pas alors qu’il adule son autre fils Aaron auquel tout semble réussir (études apparemment brillantes, fiancée en la personne d’Abra jouée par Julie Harris).

Adam, fervent croyant, n’est pourtant pas un monstre ; c’est même un homme, lui aussi, terriblement fragile et humaniste, mais qui n’arrive pas à exprimer ses sentiments et cherche sincèrement à comprendre, en vain, son fils.

 

Ce film est un très beau film sur l’amour filial et l’amour parental et la difficulté à l’exprimer, parfois. Témoin, par exemple, la scène, où, après que son père a refusé sèchement l’argent qu’il lui offre pour son anniversaire pour effacer ses pertes suite à la ruine d’une affaire dans laquelle il s’était engagé, Caleb le prend par le cou et, en pleurant, lui avoue son amour.

Témoin certaines scènes entre la mère et le fils.

C’est aussi un film sur les vicissitudes de l’amour fraternel où les deux frères vont finir par se haïr, un peu comme Caïn et Abel, dès lors qu’Aaron comprend que Caleb est loin d’être le raté qu’il avait toujours imaginé.

 

Franchement, ce film n’a pas pris une ride, l’émotion est intacte, James Dean magnifique et, ce qui ne gâte rien, terriblement sexy. Si vous en avez, l’occasion, n’hésitez pas à le voir ou le revoir, vous ne regretterez pas.

 

Et dire que James Dean n’était pas prévu au départ au casting, le rôle devant échouer à Montgomery Clift, acteur fétiche de … James Dean qui a toujours dit son admiration et tout ce qu’il devait dans sa formation d’acteur à la façon de jouer de Clift, au point de signer, durant toute sa vie, Jimmy Clift Dean.

Comme quoi, il est des clins d’œil du destin que l’on serait en peine d’expliquer et dont on s’étonne qu’ils soient fortuits.

On doit la musique du film à Léonard Rosenman, auteur, entre autres, de la bande originale de la série télé le Virginien, de Barry Lyndon, Robocop 2 ou de Star Trek 4.

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