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Quelques extraits

22 Août 2006 , Rédigé par Moi Publié dans #Quand je fais un effort pour écrire - cela donne...

Au bout de sept pages d'écritures sous word en police 12, voila quelques extraits de ce que j'ai commencé à écrire:

"On avait eu beau révolutionner la France, guillotiner son roi, fermer les églises et chasser les prêtres, la mort n'était pas leur esclave et ne fut pas arrêtée dans sa course pour autant."

" le deuil ne saurait arrêter les médisances et les rancoeurs, et ceux qui demandent le respect pour les morts se voient toujours opposer une bonne raison de déroger à la règle."

"il ne comprenait pas pourquoi cela devait avoir une incidence sur sa propre vie, ni pourquoi on voulait l’envoyer aux armées. Se penser la partie d’un tout était au-dessus de ses possibilités ; il avait conservé une mentalité d’Ancien Régime et de pauvre paysan attaché à son « pays », son terroir et ses coutumes ancestrales. Qu’il fut un membre d’une entité s’appelant Nation dépassait ses capacités d’abstraction et que cette nation doive être défendue par ceux qui la constituaient, encore plus.
D’ailleurs, comme beaucoup de ses semblables, la Révolution lui était quasiment tombée dessus sans qu’il n’ait rien demandé."

" Les riches laboureurs, avides de terres, achetèrent ces biens et devinrent soudainement d’ardents défenseurs d’une révolution si généreuse, mais, de cela, il ne se sentit pas concerné, les siens n’ayant pas la fortune pour y participer ; de sorte que la Révolution, à part en son tout début, leur passa par-dessus la tête, comme des vaches indifférentes qui regardent passer les charrues de foin sur les chemins en se demandant en quoi cela les concerne."

"On ne devrait jamais négliger les jalousies et les rancoeurs d’autrui ; la rumeur avait produit son corbeau, lequel, se faisant passer pour un ardant défenseur de la cause républicaine, dénonça les Rochet comme suspects en vertu de la loi du 17 septembre 1793."

"Les cris de la foule demandant la pendaison pour les traîtres l’avaient réjoui intérieurement car ils lui donnaient à bon compte le beau rôle du héros magnanime protégeant ses prisonniers contre la vindicte populaire alors même qu’il eut souhaité leur mort aussi bien qu’eux.
Mais se présenter en homme de la loi, dire que les tribunaux sauraient faire leur travail, dans son esprit, lui donnait une sorte de statut supérieur, le rehaussait, en faisait un homme de pouvoir qui savait et, pour cela, en imposait à une foule en colère, y compris en déployant ses subordonnés armés."

"Il est peu de dire que le citoyen geôlier n’aimait pas particulièrement le citoyen Leclerc et ses airs supérieurs de petit « connard » arriviste. Aussi s’exécuta-t-il de mauvaise grâce et avec le plus de lenteur possible, prétextant qu’il devait remplir les registres d’écrou pour ralentir encore l’incarcération jusqu’à faire épeler à chacun ses nom et prénom, ce qui compliqua la tâche car les femmes ne savaient ni lire, ni écrire. "

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