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quelques réflexions

19 Janvier 2007 , Rédigé par Moi Publié dans #L'actu du Moi !

Aujourd'hui, il y a, en France, un problème de maîtrise de l'opinion publique par nos politiques qui ont l'air d'être absolument traumatisés par elle et sur-réagissent sans réfléchir aux conséquences de leurs actes.

Ainsi, la loi sur le logement opposable, proposée en hâte parce que, soudain médiatisé sans doute pas prioritairement par humanisme pour les SDF en question, mais dans l'intention d'exploiter leur misère à quelque fin politique, un émoi semblait naître dans le microcosme des bien-pensants parisiens qui tient souvient lieu d'opinion publique à nos hommes politiques.

Vite, vite, on pond une loi pour se donner bonne conscience et montrer que l'on fait quelque chose pour eux! Sauf que, comme le soulignent des juristes qui ont commenté l'avant-projet de loi, celle-ci ne règle rien:

1°) La « commission départementale de médiation », qui statuera sur des demandes de sans-logis ou de mal logés disposera d’un pouvoir discrétionnaire très important. Si elle refuse de déclarer un dossier prioritaire, le juge ne pourra pas être saisi.

 

2°) Cette même commission ne déclarera pas un dossier prioritaire « dans l’absolu » mais uniquement par rapport à certaines catégories de logements (ou de « structures adaptées »). Autrement dit, si la commission dit à sans abri, qu’il n’a le droit qu’à une place en structure adaptée il ne pourra pas demander au juge l’accès à un « logement ».

 

3°) Enfin, les représentants du ministère prennent soin de souligner que le sans abri ou le mal logé n’aura pas de pouvoir de contester ou de refuser le logement attribué. Là encore, il ne pourra pas saisir le juge. Peu importe s’il se trouve à l’autre bout du département, par exemple. Ainsi, ce fameux droit opposable ne sera pas « un droit absolu » ce sont les mots mêmes du représentant du ministère.

Citation extraite du blog de Frédéric Rolin http://frederic-rolin.blogspirit.com/

On aurait pu prendre un autre exemple avec la loi sur le Journée de solidarité suite à la canicule; autre type de sur-réaction créant une usine à gaz et dont l'argent, finalement, ne va pas en totalité aux personnes concernées; loi qui crée des discriminations selon que vous êtes ou pas salarié, haut ou petit fonctionnaire (un décret, l'an dernier, en a exempté les fonctionnaires de Matignon), et qui,au passage, n'a pas prévu de sanctions contre les contrevenants qui ne la respecteraient pas! Je l'ai zappée l'an dernier, avec, en plus, un courrier en prime expliquant pourquoi au chef d'établissement, et ... aucune retenue financière en plus pour journée non-faite.

Enfin, Suite à la blague stupide de Montebourg, Ségo qui le "punit" un mois par peur d'être accusée de ne pas réagir à cela et qui, du coup, se trouve être ridicule avec cette mesure "débile": où elle le garde (et après tout, çà arrive à tout le monde de faire une blague qui tombe à plat parce qu'on s'est "gauffré") ou alors, elle le vire carrément. En tout cas, sa demi-mesure est une faute, parce qu'elle vient de prouver que face à un "coup dur", elle ne sait pas réagir correctement. Pire, si on l'amalgame avec son discours contre les délinquants, pour lesquels elle prône la sévérité, la sanction prise va complétement à contre-courant et la place en porte à faux.

Ca n'empêche que, me sentant de gauche, je me retrouve à ne plus savoir quoi voter pour ne pas avaler les pillules Ségochiraquette ou Sarkonaparte; donc, je réfléchis et je vais peut-être me résoudre à avaler la pillule Bayrou, comme en 2002: le seul dont la montée dans les sondages pourrait provoquer de l'urticaire chez les deux autres parce qu'il appartient à un parti de gouvernement, chef d'un parti qui n'a plus dirigé seul la France depuis 1981, et est le seul à proposer ce que nous avons attendu une première fois en 1993 et une deuxième en 2002: un gouvernement d'Union Nationale.

L'expérience Angela Merkel et le redressement actuel de l'Allemagne semblent l'inspirer d'après certaines de ses déclarations.

Seul hic, mais de taille, son programme manque de détails; de grandes idées, mais aucune déclinaison claire.

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