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La chatte sur un toit brûlant

24 Décembre 2010 Publié dans #Cinéma d'hier et d'aujourd'hui

La chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot Tin Roof), film du réalisateur Richard Brooks, sorti en 1958, est l'adaptation de la pièce éponyme de Tennessee Williams, avec, en vedettes principales Elisabeth Taylor (Maggie) et Paul Newman (Brick).

A la fois regard cruel et lucide sur la famille et réflexion sur la diversité et la complexité des sentiments ainsi que sur la vérité et le mensonge, il se double d'une ombre, celle de Skipper, ancien co-équipier de Brick qui s'est suicidé quelques années plus tôt, qui étouffe littéralement les deux personnages principaux.

Le drame atteint son paroxysme alors que Brick, sa femme Maggie, Cooper (Jack Carson), le frère de Brick, et Mae (Madeleine Sherwood), la femme de Cooper, se retrouvent ensemble sous le toit de la maison paternelle où tous sont présents, officiellement pour l'anniversaire de Big Daddy - Père chéri en français - (Burl Ives), en réalité parce qu'ils s'attendent tous à sa mort et se disputent déjà l'héritage.

Tous sauf Brick, qui, depuis la mort de Skipper, s'est réfugié dans l'alcool et refuse tout contact charnel avec sa femme, à la fois pris de dégoût pour lui-même et semblant accuser Maggie d'être responsable de sa mort sans parvenir à dissiper les remords qui l'assaillent continuellement.

De plus, face aux rumeurs de relations homosexuelles entre lui et Skipper, il ne sait plus comment définir la relation qui l'unissait à ce dernier, d'autant plus que l'on devine bien que c'est là le véritable motif du suicide et du trouble qui envahit Brick qui persite à nier tout relents d'homosexualité dans cette amitié.

A noter d'ailleurs que, sur ce plan, la pièce de Tennessee Williams était beacoup plus explicite sur le sujet.

Pendant ce temps, Mae, la femme de Cooper, dinde stupide, conventionnelle, flanquée de cinq marmots et uniquement préoccupée par l'héritage s'emploie à convaincre beau-père, belle-mère (jouée par Judith Anderson) et tutti-quanti que son falot de mari doit hériter de la fortune familiale face à Maggie qui défend bec et ongle l'honneur de son mari et son droit à hériter.

En tout cas, le film et les acteurs sont excellents et l'ont fini par être à fond dedans et à souffrir en même temps que Paul Newman.

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