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  UNION , EGALITE, PROGRES



" Si tu ne sais pas quoi faire de tes mains, transforme-les en caresses "
Jacques Salomé

 

Lundi 12 mai 2008


Longtemps que je n'avais pas croisé sur le site où l'on a fait connaissance, ce petit ange blond aux yeux bleus à vous faire chavirer un coeur si l'on n'y prenait garde et si l'on ne savait sa réputation de mante réligieuse; quand même, toujours aussi caustique et même embelli encore avec l'âge.
Arghhh, pas la peine de savoir qui va peupler mes rêves cette nuit, pffff !


La nuit est bien le domaine du fantasme en liberté, celui de ces choses que l'on peut vivre en rêve cent fois, ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard aussi, comme dirait Goldman ainsi que toutes celles que l'on n'a pas su dire (et là, je pense pas qu'au petit ange blond).

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Lundi 12 mai 2008

C'est curieux ce qui arrive à cette Cindy Sanders sur laquelle tout le monde semble tomber dessus à bras raccourcis; car, à bien y regarder, nous n'avons là qu'une ixième clone de Lara Fabian, Hélène Ségara (on ne sait toujours pas si on l'a retrouvée depuis, mdrrr), avec les mêmes tics, manies, etc.
Perso, je n'aime pas du tout ce style, très "eurovision", mais M'dame Michu, elle adore ça et, au vu de son Papillon de lumières, qui va sans doute cartonner en discothèque (et on pariera même dans les boîtes gay en premier lieu; qui sait si elle ne va pas rejoindre le rang des fameuses "icônes"?) , si j'étais producteur, avec un bon travail derrière, j'investirais dedans; il y a, passez-moi l'expression, des couilles en or à se faire en vendant Cindy Sanders à toutes les M'dame Michu de France et de Navarre tout en en faisant parallélement une "icône" gay pour jouer sur les deux tableaux et empocher un max de fric.

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Samedi 10 mai 2008



            L'homme irritait, énervait parfois, passait pour Vieille France et passablement ringard, à la fois mode et kitsch dans un apparent faux paradoxe, adulé et détesté tout à la fois par des intellos bien pensants agacés de ne pouvoir le classer dans une case bien définie, mais il ne laissait pas indifférent, lui qui, un jour, définit l'amour de la sorte: " Aimer quelqu'un, c'est lui tenir la tête sur la cuvette quand il vomit, et n'en être pas dégouté! ou plutôt l'en aimer davantage" et proclamait sa faiblesse pour le "petit Fogiel", comme il aimait à l'appeler.
C'est que Pascal Sevran était, tout simplement, inclassable et comme tout homme, composé de multiples strates et facettes auxquelles on ne pouvait le réduire, incompréhensible si on ne le saisissait pas en son entier, en ses contradictions multiples et parfois irréconciliables qui font d'un homme un être de chair et de sang.
Peut-être, lui-même parfois, se demandait-il souvent qui il était et avait peur d'être incompris faute de se comprendre lui-même, parfois.

            De Sevran, je ne connais que l'homme de télé et l'auteur de chansons; je n'ai jamais rien lu de lui, même pas son Journal qui, écrit pour être publié, ne m'a pas donné l'envie, jusqu'ici d'avoir la curiosité d'y jeter n'y serait-ce qu'un coup d'oeil. Il a fallu qu'il meurre pour que je découvre qu'il avait reçu le prix Roger Nimier, en 1979, et j'avoue que si jamais je lis quelque chose de lui, ce sera d'abord cette oeuvre primée d'une époque où il ne faisait pas encore la Une des télés.

            On parle beaucoup, depuis hier, du fameux "Il venait d'avoir 18 ans", écrit pour Dalida, une chanson que j'avais oubliée, que j'ai redécouverte à l'adolescence et qui, à ce moment-là, me procura l'émotion rare que créent certains chansons que l'on entend la première fois et qui marquent par un trouble indéfinissable et une érection des poils sur les bras.
N'en doutons pas, dans les chansons qu'il écrivait pour les autres, c'est aussi un peu de lui-même qu'il livrait; cela est vrai d'"Il venait d'avoir 18 ans", cela l'est aussi d'autres chansons écrites pour Dalida notamment, où c'est un peu de lui qu'il distille à travers des mots qui sont censer parler d'elle.
Qui pourra nier, en effet, qu'à travers "Comme disait Mistinguett" ou "A ma manière", c'est un peu de lui qu'il parlait.




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Vendredi 9 mai 2008

            Désolé de ne pas vous entretenir immédiatement de la mort de Pascal Sevran, qui, ironie de l'histoire (mais qui sait si ce hasard n'était pas prémédité par le destin) décède l'année où la France est représentée à l'Eurovision par une chanson entièrement en Anglais, acte symbolique de la mort de notre exception culturelle, mais il faut que je soulage, par quelques mots jetés sur le papier virtuel de mon écran, l'énervement qui bouillonne en mon cerveau.

            Certains le savent, s'ils ont suivi cela, il y a quelques mois, le chien de la famille est décédé ce qui avait entraîné une dépression maternelle entretenue peu ou prou par ma soeur.
J'ai eu beau signifier que je ne voulais pas revoir un autre chien à la maison, que le chat qui, depuis cette disparition, avait trouvé un nouvel équilibre et une réelle joie à s'approprier de nouveaux espaces laissés libres méritait qu'on le laisse en paix, que vue la façon dont le premier avait été éduqué, je craignais le pire quant-au second, que j'en avais marre du cirque après chaque décès animalier, surtout que moi-même je suis anéanti à chaque fois ...

            bon, vous l'aurez compris, les deux harpies, adeptes, du "J'veux !" et ton avis j'en ai rien à s'couer et j'crois régler tous mes blèmes en ayant un nouveau chien (compte-là dessus, faut être débile pour y croire), à force de traîner au refuge toutes les semaines, ont fini par nous dégoter un nouveau toutou devant lequel, je le crains, elles vont finir par capituler comme avec l'ancien (soupiiiiiiir !!!).
Seule consolation, avec sa taille, au moins, je suis sûr de ne pas le retrouver à manger au bout de la table ou à sauter sur la table en deux temps, trois mouvements, comme cela avait pu être le cas avec l'ancien quand il était jeune (faut dire qu'il se prenait passablement pour un chat et sautait de la table directement au sol après y être monté).
Et si je couchais avec un mec d'un soir dans mon lit chez nous, rien que pour voir leur tête, hummm ?

publié dans : Le Grand Tout (et le n'importe quoi aussi)
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Jeudi 8 mai 2008

Je viens de lire d’une traite l’excellente Chronique du règne de Nicolas Ier, écrit par Patrick Rambaud, Goncourt 1997 qui nous croque de façon satirique et croustillante de mots assassins les débuts du règne de Notre Maître Absolu, Notre Leader Maximum, Notre Sublime Majesté, Notre Omniscient Souverain … (les épithètes sont diverses et variées et toutes en liaison avec une facette du personnage), celui qui fait voter des lois qui existent déjà et parle pour ne rien résoudre, de sa Cour, ses conseillers, le cardinal de Guéant et le chevalier de Guaino dont le rôle est «  de mettre en forme les bribes de paroles et le vouloir de Sa Majesté, leur donner une charpente puisque celle-ci n’était pas au fait de notre langue, n’ayant obtenu qu’un pâle 7 sur 20 en français au baccalauréat », l’insolent marquis de Benamou, de ses ministres tapisseries « magnifique collection de potiches », dirigé par le duc de Sablé (« il ne put trouver plus transparent ») et comprenant entre autre la baronne d’Ati qui ne sait rien faire à part faire bosser les autres à sa place et jouer les stars de magazine (« Elle a une vue aérienne des dossiers qu’elle ne consulte même pas »), Kouchner, comte d’Orsay (« Le palais d’Orsay lui fut offert, il en rêvait depuis longtemps, il y courut en souriant », « Partisan mais à voix basse de Johnny Walker Bush »), Borloo, duc de Valenciennes, «  à la chevelure en plumeau » qui, « n’aimant guère se lever tôt, avait un air goguenard et mal réveillé, même le soir », la marquise de La Garde que Sa Majesté aime à cause de « sa façon de truffer ses phrases d’expressions anglaises, ses exploits d’hier à la natation synchronisée », tandis que les députés du Parti Impérial sont ravalés au rang de « Petits pois ».

 

Et pour vous donner encore plus l’eau à la bouche, voici quelques autres passages grinçants :

 

« Ajoutons qu’en ce temps-là, il n’avait point encore le loisir d’obtenir une note prestigieuse par décret, et on saisira son aversion pour les humanités, l’histoire, la géographie, les mathématiques et la philosophie où il stagnait en dessous de la moyenne ».

« Notre Véloce Leader, si vous lui parliez de culture, ne pensait qu’à des champs de maïs ou de haricots ».

« Il changea illico de sujet, évoqua Monsieur de La Fayette que jusqu’à présent il confondait avec les Grands Magasins du même nom, mais il avait épluché les fiches si utiles du chevalier de Guaino dans l’avion, pensez donc ! (…) Tant de savoir laissait Johnny Walker ébahi, lui dont les connaissances historiques n’allaient guère plus loin que Davy Crockett et les frères James qu’il situaient à cause d’Hollywood ».

« « L’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté », ce qui se vérifiait en effet chaque jour, depuis la Saint-Barthélemy jusqu’aux camions piégés de Bagdad ».

« On découvrit l’existence de quelques ministres qu’on avait crus décédés, endormis ou naturalisés (…) on vit le duc de Valenciennes déplorer la chute d’un autocar de pélerins polonais qui revenaient de Lourdes en chantant « Plus près de toi, mon Dieu », et, ô ironie de la divinité, se fracassa dans un ravin des Alpes »

 

Guaino : « Il tenait un catalogue complet de citations puisant au petit bonheur des mots sonores et colorés qu’il volait à des auteurs de tous bords, charcutait, en tournait le sens pour les mettre dans la bouche de Sa Savante Majesté ... Le chevalier de Guaino était un maître. Parfois, il se plaisait à jouer ; alors, dans un discours, il saupoudrait les périodes avec des imparfaits du subjonctif incongrus et drôles que Sa Majesté déclamait sans s’en apercevoir, convaincue que cela était beau quand cela était grotesque ».

 

Lagarde : «  Elle ne saisissait pas que le petit nombre de chanceux qui parviendraient à travailler plus priverait des milliers d’autre de travailler tout court. Cela s’était vérifié dans bien des royaumes voisins, où l’on travaillait moins mais presque tous, et qui n’en étaient que plus riches, comme la Norvège, la Suisse, le Danemark, la Hollande, la Suède », « Il eût fallu que la Marquise ne possédât point un gésier à la place du cœur et qu’elle eût un œil un peu moins myope ».

 

Excellent aussi le passage sur le Discours de Dakar puisé dans Tintin au Congo.

A lire la découverte de la génétique par Notre Savant Leader, sur la culture du résultat dans la police, sur Sangatte …

 

Comme vous l’aurez deviné, cet ouvrage est un pur moment jouissif.

 

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- Vous avez des ancêtres marnais : ici

- Vous cherchez un soldat mort en 14/18: ici

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