Instant délire entre Louis et Sheila
12 Juillet 2006 , Rédigé par Moi Publié dans #Quand je fais un effort pour écrire - cela donne...
Repris d'un article de mon autre blogue, mais je l'ai trouvé pas mal à la relecture, alors, je le remets ici:

J'en avais rêvé pour l'hiver, je suis enfin aujourd'hui à Trinidad! Non, que l'on se rassure, je n'ai pas pris un carrosse pour y aller, mais un simple avion qui me fit croiser dans le ciel nuageux qui couvrait l'océan un cortège de rois mages en goguette. Ah, opium, fumée de rêve, que ne voit-on pas dans ton nuage!
Le voyage durait une éternité et, alors que je ne pensais qu'à l'avoir ce soir, ce petit homme à moi, une femme, assise en face me murmurait de ses yeux "Lâche le frein, allez, lâche le frein!". Hé oui, Mademoiselle joue avec son revolver!
Peine perdue, hélàs: si je rêve de joue contre joue à contre-jour, ce n'est pas de la tienne, lady Lolita. La nuit m'attend et tu n'es pas prévue au programme, sorry.
Enfin, on n'approchait du terme, heureusement, et, mon balladeur sur les oreilles me vantait une méthode infaillible pour oublier tous mes soucis: "Viens danser le hully-gully"! encore que, en plein milieu d'un avion...
C'est alors que nous traversâmes un trou d'air dans un orage pathétique, au point de se demander "comment çà s'arrête?".
C'est dans ces moments que l'on aprécie, en sortant de la tourmente, de voir apparaître un sol ferme au point de crier, "vive la terre"! et, une fois le pied posé sur le sol, de se rendre compte que, blancs, jaunes, rouges, noirs, tous les humains ont les mêmes espoirs et les mêmes chagrins.
Sauf que, l'avion ayant pris du retard, plus personne a m'attendre à l'aéroport, même pas le sifflet des copains.
Vite, un téléphone, un appel d'explication animée entrecoupés de "Ne raccroche pas!" Comme je t'aime, je te déteste, parfois, quand tu t'énerves comme cela surtout pour finir par t'entendre dire "Ouki kouki, je serais là dans une heure! Eine Stunde wartetzeit! ". Bien la peine d'en faire tout un plat, pfff!
La vie ne vaut rien, et pourtant, la vie est belle, quand je chante, chante, chante, toum, toum, toum, sur le chemin qui nous mène dans son affreuse voiture dans le ranch de mes rêves où nous attend une première surprise-partie!
Le reste, vous n'en saurez rien, car l'instant love est fragile, même si je l'adore.
PS: au fait, papa, t'es plus dans le coup, Sheila est bien la chanteuse de "cette année-là", du film l'année du bac! j'ai gagné mon pari, je t'en parlerai à mon retour.
Enfin, pour l'instant, l'école est finie!
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