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Fillon sur les pas de Pierre Laval (retour du déflationnisme)

6 Mai 2010 Publié dans #C'est juste mon avis

laval.jpg


On croyait la politique de déflation rangée au musée de l'histoire depuis la désastreuse expérience due au président du Conseil Pierre Laval, en 1935, qui avait décidé de réduire les dépenses de l'Etat et les salaires de tous les fonctionnaires de 10 % afin de rétablir l'équilibre budgétaire, de provoquer une chute des prix (les agriculteurs vont d'ailleurs apprécier, eux dont les prix des produits sont déjà au plus bas), et des licenciements en cascade car les employeurs cherchent à compenser la baisse de leurs bénéfices due à la baisse des prix en se séparant de leurs salariés.
En théorie, cette politique de baisse des prix est censée provoquer une reprise économique tout en allégeant le budget de l'Etat, mais son inconvénient majeur, c'est surtout qu'elle risque fort, comme en 1935, d'avoir l'effet totalement contraire à celui recherché: le budget n’est pas plus facile à équilibrer, mais la production stagne alors qu’elle repart presque partout ailleurs. Les prix baissent, mais la crainte du chômage annihile ces gains de pouvoir d’achat. Les exportations s’écroulent. L’investissement stagne faute de demande.

Cette politique que Fillon engage aujourd'hui, suivant les pas de son prédécesseur Pierre Laval, a été définie au niveau européen à Dublin par le gouverneur de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet le 26 février 2010:

« Pour que le canal de la compétitivité fonctionne [dans une union monétaire], il faut un degré élevé de flexibilité à la baisse des salaires et des prix, qui faciliterait l’ajustement des marchés nationaux du travail aux chocs économiques, ainsi que l’allocation efficiente du facteur travail et des autres ressources ».

La seule raison de tout cela, c'est qu'il faut sauver la nouvelle relique barbare, l'Euro qu'il serait sacrilège de dévaluer. Au nom de l'Euro fort, on nous ressort les recettes de jadis, celles qui ont précisément précipité l'Europe dans la tourmente du fascisme et de la guerre.


Keynes, réveille-toi, ils sont devenus fous !

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C
<br /> <br /> Je croyais que le responsable de la guerre était le Troisième Reich.<br /> <br /> <br /> J'apprends que c'est la France.<br /> <br /> <br /> Hitler avait donc raison, qui rejetait sur les démocraties la responsabilité de la guerre ???????????<br /> <br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Intéressant comme réflexion. Mais les allemands ont la phobie de la faiblesse de la monnaie, car eux se souviennent qu'en 1921 je crois, il leur fallait des brouettes de billets pour payer leur<br /> pain! La force du mark leur a réussi. Les mois prochains risquent d'être surprenants en effet.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Sallut Jerem<br /> <br /> <br /> L'euro fort vient d'atteindre ses limites !! Tout système monétaire a toujours été fragile et on voit aujourd'hui (et ce n'est pas la faute de l'euro) que le moindre grain de sable pertube<br /> l'économie mondiale. On est entrée dans une spirale infernale et tout le monde politique mondial est affolé par les conséquences qui vont nous tomber sur le coin de la gueule. L'effet papillon<br /> est une nouvelle donne de notre monde. Perso j'ai peur de demain.<br /> <br /> <br /> Biz<br /> <br /> <br /> SAGAMORE<br /> <br /> <br /> <br />
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