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Un piètre bricoleur

30 Mars 2013 Publié dans #C'est juste mon avis

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530060561/f1.highres

(Obelisque élevé à la gloire d'une révolution, et découvert en 1830, au juste milieu de l'Arabie heureuse, par une caravane d'épiciers doctrinaires) - on dirait Hollande entouré de ses admirateurs. 

 

Notre incapable Tino Rossi élyséen c'est encore brillamment illustré à la télévision jeudi soir où les Français se sont bien vite aperçus qu'il n'avait rien à dire sinon pour transmettre les messages de Madame Parisot et qu'il avait occupé les écrans plus d'une heure à brasser du vent et à apparaître comme l'homme du passé et du passif, plus républicain opportuniste membre du puissant Comité des forges, ancêtre de l'UIMM, que véritablement socialiste.

La sanction dans les sondages suite à cette entrevue a d'ailleurs été sans appel: 66 à 68 % des Français n'ont pas jugé notre pseudo-président convaincant.

Et comment aurait-il pu en être autrement ?

 

Prétendre que sa boîte à outil de chez Monsieur Bricolage (outils à bas coûts Made in China sans doute vu les résultats) était suffisante pour lutter contre la crise et le chômage alors que cela fait déjà 10 mois (presque une année !) que ces fameux "outils" de fonctionnent pas, c'était se moquer du monde.

 Nous faire croire qu'il va réduire les dépenses juste en rognant un peu les allocs des plus riches et en ne touchant pas au budget de la Défense, je suis mort de rire ! (les infos du lendemain sur la dette qu'il a laissée filer démontrent même encore plus l'aspect surréaliste de son propos).

Dire qu'il ne savait pas que la croissance ne reviendrait pas après son élection, c'était très comique (ou alors, il est encore plus naïf qu'on le prétend).

Refuser de reconnaitre la mort d'un otage français, c'était la fuite d'un lâche...

 

Pas une idée neuve, pas une solution innovante, la répétition des mêmes poncifs que la droite sur la réforme des retraites, pas un mot sur la lutte contre la délocalisation, service très léger sur le pouvoir d'achat (baisser les frais bancaires, le prix du gaz et de l'électricité - et encore, on ne sait pas quelle opération du Saint-Esprit), mine réjouie pour louer les accords avec le Medef pour l'allongement du temps de travail sans augmentation de salaire et parfois payé même moins ("travailler plus pour gagner moins", le vrai slogan d'Hollande président), refus de toute autocritique, même sur les couacs à répétition de son gouvernement et de sa majorité, service minimum dans son soutien au mariage gay, la lutte contre l'insécurité parente très pauvre de son intervention alors que les cambriolages et les attaques et les actions violentes se mulitiplient, que le nombre de jeunes qui s'entretuent, y compris au sein des établissements scolaires ou à leurs abords se multiplient...

 

Danton, un jour, s'est écrié du haut de la tribune de l'Assemblée: "De l'audace, de l'audace, encore de l'audace !"; c'est ce qui manquait manifestement jeudi soir à l'homme de la droite libérale et du Medef qui navigue à vue, plus sarkozien que jamais.

 

Pourtant, une ligne claire aurait pu être définie, ne serait-ce que sur la lutte contre les déficits avec la création d'une caisse d'amortissement de la dette, gérée par des représentants de tous les partis représentés au Parlement avec affectation de ressources spécifiques (taxes sur le tabac, l'alcool, fric des radars, plafonnement des allocs, non seulement en fonction des revenus, mais aussi à trois gosses maximum, suppression de certaines déductions fiscales sur l'impôt sur le revenu, réforme complète de notre défense nationale, très, trop coûteuse et pléthorique et qui devrait, pour être rentable, devenir une auxiliaire de la sécurité civile, de la police et de la justice.

 

De même, dans le domaine social, réfléchir à une sixième semaine de congés payés n'aurait pas été du luxe, ni prévoir une politique de relèvement des bas salaires pour dynamiser la consommation, moteur de la croissance et encore moins lutter vraiment contre les délocalisations et les licenciements abusifs en pénalisant fortement les entreprises qui s'y livrent.

 

Enfin, pour encourager le produire et l'acheter français, lancer une grande campagne avec affichage obligatoire et bien visible partout avec un logo imposant et l'obligation d'en faire le promotion dans tous les commerces pour valoriser les produits fabriqués ou produits à 70% en France qu'elle que soit la nationalité de l'entreprise mère.

 

Voila des exemples de ce qu'un vrai président aurait dû annoncer au pays.

 

Hollande, lui, préfère temporiser, ne rien faire, continuer à conduire son petit pédalo comme si de rien n'était avec sa petite boîte à outils minable, son nobody-nothing de premier ministre qui, apprend-on, vient de procéder à une épuration au sein de son équipe de communication, ne comprenant pas que le principal problème, c'est lui ! et son gouvernement trop pléthorique pour être efficace avec des ministres qui n'ont, en plus, aucune vision commune de l'avenir quand ils ne prennent pas des décisions ineptes.

 

En même temps, c'est bien fait pour les Français: la prochaine fois, ils éviteront de laisser les journaleux choisir le nom du président à leur place car il faut quand même être réalistes, nos trois derniers présidents nous ont été imposé par la médiacratie qui nous ont vendu successivement Chirac (merci les Guignols), Sarkozy et Hollande comme des paquets de lessive et ont impitoyablement écarté des antennes puis saboté les campagnes des candidats qui n'étaient ni PS, ni UMP.

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